Le cours du mois
Observatoire
août 2026
Le cours du kWh cumac, et ce qu’il vaut sur un chantier
Le prix moyen pondéré des cessions publié chaque mois par le registre national, au titre de l’article L. 221-11 du code de l’énergie. C’est un prix entre acteurs du marché, pas ce qu’un obligé reverse à votre client.
Cours classique
8,71 €
€/MWh cumac
Cours précarité
17,12 €
€/MWh cumac
Écart entre les deux
× 1,97
Ce que vaut un ménage modeste par rapport aux autres
Le mois prochain, septembre 2026
CEE classique
8,44 € – 8,98 €
Cet intervalle aurait couvert 86 % des 103 derniers mois.
Notre fourchette du mois dernier annonçait 8,40 € à 8,94 €. Réalisé : 8,71 €.
CEE précarité
13,38 € – 20,86 €
Cet intervalle aurait couvert 78 % des 97 derniers mois.
Notre fourchette du mois dernier annonçait 13,17 € à 20,53 €. Réalisé : 17,12 €.
Mesuré sur toute la série, aucun prédicteur ne bat « le mois prochain comme ce mois-ci » : l’indice spot annonce le bon sens 22 fois sur 36, et le mélanger dégrade l’erreur. On ne publie donc pas un prix, mais l’intervalle dans lequel le cours reste d’habitude, taillé dans les 24 derniers mois.
Ce qui est déjà daté
31/12/2026 · BAR-TH-101, 143, 148, 162, 168
Fin des bonifications ouvertes le 1er septembre : × 7 et × 4 sur le chauffe-eau thermodynamique, × 5 et × 4 sur les quatre autres. Aucune prolongation n'est annoncée. C'est la date d'engagement de l'opération qui compte, donc la signature du devis.
Arrêté du 17 août 2026
01/05/2027 · BAR-EN-102
Abrogation annoncée de la fiche d'isolation des murs.
Catalogue officiel des fiches d'opérations standardisées
kWh cumac
Au cours du mois
128 €
Soit 8,71 € le MWh cumac
Sur les douze derniers mois
123 € – 129 €
Du plus bas au plus haut cours publié
Le cours bouge entre l’engagement et le dépôt, et c’est votre contrat avec l’obligé ou le délégataire qui fixe le prix retenu, pas le registre. La fourchette des douze mois est la marge de sécurité à garder en tête au moment de chiffrer.
Source Emmy, août 2026. Séries mises à jour automatiquement le 10 de chaque mois.
Outil Argile
Le kWh cumac en euros
Le cours se publie en euros par MWh cumac, alors que les fiches donnent leurs forfaits en kWh cumac : la conversion est une division par mille, et c'est l'erreur de saisie la plus fréquente sur un chiffrage.
Prime = volume en kWh cumac × cours en €/MWh cumac ÷ 1 000.
| Volume | Au cours classique (8,71 €/MWh) | Au cours précarité (17,12 €/MWh) |
|---|---|---|
| 1 000 kWh cumac | 9 € | 17 € |
| 14 700 kWh cumac, un chauffe-eau thermodynamique en maison | 128 € | 252 € |
| 153 000 kWh cumac, 90 m² de combles en zone H1 | 1 333 € | 2 619 € |
D'où vient le volume, et pourquoi un forfait de fiche vaut ce qu'il vaut : c'est l'objet de la page kWh cumac, définition et calcul.
Deux cours, et pas un
Le registre publie deux prix chaque mois. Le CEE classique couvre les opérations ordinaires. Le CEE précarité ne s'obtient qu'au bénéfice d'un ménage modeste ou très modeste, au sens des plafonds de ressources de l'Anah.
L'obligation qui pèse sur les vendeurs d'énergie est double : un volume total, et une part à réaliser chez les ménages en précarité. Un certificat précarité compte pour les deux, un classique pour un seul. L'écart de prix vient de là. Il bouge beaucoup parce que le gisement précarité est plus difficile à atteindre que l'obligation correspondante, et que les obligés paient ce qu'il faut pour ne pas manquer leur part.
Ce que le cours mesure, et ce qu'il ne mesure pas
Le registre enregistre les transferts entre obligés, délégataires et intermédiaires. Il n'enregistre pas ce que votre partenaire vous reverse. Entre les deux il y a sa marge, son coût de traitement, et le risque qu'il porte si le dossier est contrôlé.
Le cours sert donc à une chose précise : situer l'offre qu'on vous fait. Si un délégataire propose 6 € quand le registre affiche 8,71, l'écart n'est pas anormal, mais vous savez de combien vous discutez. Nos fiches obligés et délégataires et facturation CEE détaillent qui fait quoi dans cette chaîne.
Dans Argile, les partenaires CEE sont raccordés directement : la prime est calculée avec le barème du fournisseur choisi, et le dossier part avec les pièces qu'il attend. C'est l'objet de la page fournisseurs CEE.
Ce que l'écart change sur un chantier
Prenez un chauffe-eau thermodynamique en maison individuelle, forfait de 14 700 kWh cumac. Au cours de août 2026, le même appareil, posé dans les mêmes conditions, ouvre 128 € de prime chez un ménage intermédiaire et 252 € chez un ménage modeste, avant toute bonification. Ce n'est pas le geste qui change, c'est la case du ménage.
Quand l'écart se creuse, qualifier le revenu avant de chiffrer décide de la rentabilité du chantier. Quand il se referme, la question redevient secondaire. Le graphique du haut donne les deux courbes sur la même échelle : c'est là que ça se lit.
Les volumes derrière le prix
Observatoire
août 2026
Les volumes derrière le prix
Ce qui change de mains sur le registre, et ce que le pôle national délivre réellement. Un cours sans ces deux courbes dit ce que vaut un certificat, jamais s’il y en a.
Volumes cédés sur le registre
Volumes délivrés par le PNCEE
Les délivrances se consolident avec plusieurs mois de retard : le dernier mois affiché, juillet 2026, est un plancher et non un total définitif.
Sources Emmy pour les cessions, DGEC pour les délivrances.
Outil Argile
Les cessions sur le registre mesurent l'activité du marché secondaire. Beaucoup de volume en peu de transactions signale des blocs échangés entre gros acteurs ; l'inverse, un marché plus fragmenté.
Les délivrances du PNCEE mesurent la production : les cumac que l'administration a validés à partir des dossiers déposés. Quand la délivrance ralentit alors que l'obligation de la période court toujours, la tension passe dans le prix. Ces chiffres se consolident avec plusieurs mois de retard, donc les derniers points sont des planchers.
Sur la prévision
Nous avons testé la prévision du cours avant d'y renoncer, sur les 128 mois publiés depuis 2016. Aucun prédicteur ne bat la simple reconduction du mois précédent. L'indice spot du registre, qui ne retient que les transactions conclues au plus tôt le mois d'avant et semblait donc en avance, se trompe deux fois plus, et n'annonce le bon sens que 22 fois sur 36.
La page publie donc un intervalle et pas un prix. Il est taillé dans la dispersion des 24 derniers mois, et l'encadré affiche la part des mois passés que cet intervalle aurait couverts, ainsi que le résultat de la fourchette du mois précédent contre le réalisé.
Sa largeur est ce qu'il faut retenir. Le cours classique se chiffre à quelques pour cent près. Le cours précarité, non : un devis qui repose sur une prime précarité déposée dans plusieurs mois porte un risque que le même devis en classique ne porte pas.
Le calendrier, lui, se lit
Une bonification qui s'ouvre ou se referme multiplie un forfait par quatre, cinq ou sept. Le cours, lui, bouge de quelques pour cent d'un mois sur l'autre. Sur le montant final d'une prime, les échéances réglementaires pèsent donc beaucoup plus lourd que la cotation.
Elles sont connues et datées, et l'encadré du haut les liste à côté de l'intervalle. Une règle vaut pour toutes : c'est la date d'engagement de l'opération qui compte, donc la signature du devis, pas la date des travaux ni celle du dépôt.
Passer du cours à une prime
Cette page s'arrête au cours et au volume. Le calcul du volume d'une opération, durée de vie et actualisation comprises, est détaillé sur la page kWh cumac. Le calcul d'une prime demande le reste : le forfait de la fiche, la zone climatique, la surface, la tranche de revenus du ménage et la bonification en vigueur. Chaque fiche porte son propre calculateur, réglé sur elle :
- BAR-TH-171, pompe à chaleur air/eau
- BAR-TH-148, chauffe-eau thermodynamique
- BAR-TH-129, pompe à chaleur air/air
- BAR-TH-113, chaudière biomasse
- BAR-TH-112, poêle ou insert bois
Trois réflexes au moment de chiffrer
Demandez le prix de rachat par écrit avant la signature. Le forfait en kWh cumac est fixé par la fiche et ne se négocie pas ; le prix du cumac, si.
Comparez l'offre reçue au cours du mois. Deux euros d'écart par MWh cumac sur une opération de 15 000 cumac font 30 € ; sur deux cents chantiers dans l'année, 6 000 €.
Gardez une marge quand le dépôt est loin du devis, et calibrez-la sur la fourchette des douze derniers mois du segment concerné.
