Le prix d'une pompe à chaleur air/eau ne se lit pas sur le tarif du fabricant. Il se construit ligne par ligne, et presque toutes les lignes dépendent de deux décisions prises avant le chiffrage : la puissance, qui sort du calcul des déperditions, et la température d'eau que demandent les émetteurs en place. La TVA à 5,5 % s'applique ensuite au matériel que votre entreprise fournit et pose dans un logement achevé depuis plus de deux ans. MaPrimeRénov' et la prime CEE viennent en dernier : elles diminuent ce que le client paie, pas votre prix de vente ni votre marge.
Les articles qui se classent sur « prix pompe à chaleur air eau » répondent au particulier avec une fourchette. Celui-ci s'adresse à l'installateur qui doit la produire, et qui sait qu'une fourchette ne se défend pas en rendez-vous : un devis, si.
Les lignes d'un devis de PAC air/eau
Un devis lisible sépare ce que le client compare (la machine) de ce qu'il ne voit pas et qui fait la qualité du chantier. La méthode de chiffrage poste par poste s'applique ici telle quelle : chaque ligne a son déboursé, puis votre coefficient.
| Ligne | Ce qui la fait varier | Ce qui la fixe |
|---|---|---|
| Pompe à chaleur (unité extérieure + module hydraulique) | Puissance, monobloc ou bibloc, Etas, agrément du modèle | Note de dimensionnement |
| Production d'eau chaude sanitaire | Ballon intégré, ballon séparé, volume | Nombre d'occupants, place disponible |
| Kit hydraulique, ballon tampon, bouteille de découplage | Volume d'eau de l'installation, émetteurs | Schéma hydraulique retenu |
| Dépose de l'ancien générateur | Chaudière murale ou au sol, cuve à fioul, conduit | Visite technique |
| Raccordements hydrauliques et frigorifiques | Distance entre unités, traversées, liaisons | Implantation de l'unité extérieure |
| Électricité | Monophasé ou triphasé, protection, appoint électrique | Puissance absorbée de la machine |
| Désembouage et traitement de l'eau | État du réseau existant | Visite technique, âge du réseau |
| Mise en service et réglage de la loi d'eau | Régulation, nombre de circuits | Fabricant, émetteurs |
| Note de dimensionnement | Calcul de déperditions pièce par pièce | Exigée par la fiche CEE |
| Déplacement, évacuation, éco-participation | Distance, volume à évacuer | Votre organisation |
Trois lignes sont les plus souvent oubliées ou noyées dans un forfait : la dépose (avec la cuve à fioul quand il y en a une), le désembouage d'un réseau de radiateurs qui a trente ans, et l'éco-participation, qui n'est pas une marge mais une contribution que vous répercutez. Chacune a sa place sur sa propre ligne : c'est ce qui permet de justifier un écart de prix face à un concurrent qui ne les a pas chiffrées, et ce qui évite de les offrir sans le savoir.
La puissance fixe la moitié du devis
La puissance de la machine n'est pas un choix commercial. Elle sort du calcul des déperditions à la température de base, et la fiche BAR-TH-171 le formalise : le professionnel rédige une note de dimensionnement du générateur par rapport aux déperditions calculées à T = Tbase, sur les pièces desservies par le réseau de chauffage, sans tenir compte des autres générateurs présents, et la PAC installée doit être conforme à cette note. Elle est remise au client à l'engagement de l'opération, donc avec le devis, pas après le chantier.
Cette puissance se répercute bien au-delà de la ligne « pompe à chaleur » :
- La machine. Le prix d'achat suit les paliers de puissance du catalogue, et monter d'un palier « par sécurité » se paie sur la ligne la plus chère du devis.
- L'électricité. La puissance absorbée décide de la section des câbles, de la protection et parfois du passage en triphasé ; le raccordement électrique peut aller jusqu'à une modification d'abonnement que le client doit connaître avant de signer.
- L'hydraulique. Une machine surdimensionnée sur un réseau à faible volume d'eau appelle un ballon tampon pour limiter les cycles courts, qui ajoute une ligne et un encombrement.
Le surdimensionnement est l'erreur qui coûte deux fois : une fois sur le devis, que le concurrent bien dimensionné passe sous vous, et une fois après la mise en service, quand la machine enchaîne les cycles courts et que le client appelle. C'est la première des erreurs de dimensionnement en rénovation, et la note de dimensionnement est précisément la pièce qui vous protège : elle montre au client pourquoi vous proposez cette puissance et pas celle du voisin.
Argile produit cette note de dimensionnement à partir du calcul de déperditions du logement, et la puissance retenue passe directement dans le devis de PAC air/eau.
La température des émetteurs choisit la machine
À puissance égale, deux maisons ne demandent pas la même PAC : celle qui chauffe par plancher chauffant se contente d'une eau autour de 35 °C, celle qui garde ses radiateurs en fonte en demande bien plus par grand froid. Ce n'est pas qu'une question de confort, c'est une question de prix et d'éligibilité.
La fiche BAR-TH-171 juge la machine sur son Etas, et pas sur le même :
| Émetteurs | Application au sens de la fiche | Etas à considérer | Etas minimal |
|---|---|---|---|
| Plancher, plafond ou mur chauffant, ventilo-convecteurs à eau | Basse température | à 35 °C | 126 % |
| Radiateurs, y compris « basse température » à 45 °C, et solutions mixtes | Moyenne ou haute température | à 55 °C | 111 % |
| PAC qui produit aussi l'eau chaude sanitaire | Moyenne ou haute température | à 55 °C | 111 % |
Oublier les émetteurs, c'est chiffrer une machine dont l'Etas à 55 °C ne passe pas, ou une machine basse température sur des radiateurs qui ne chaufferont pas la maison en janvier. Dans les deux cas, le devis est faux avant d'être signé. Le choix se fait à la visite technique, émetteur par émetteur, et notre article sur l'impact des émetteurs sur une PAC basse ou haute température détaille les cas où un remplacement de radiateurs devient une ligne du devis.
Dernier point de la fiche à connaître au moment du chiffrage : elle exclut les PAC associées à un autre système de chauffage. Garder l'ancienne chaudière en relève, c'est perdre la prime CEE de la BAR-TH-171 ; la PAC hybride relève d'une autre fiche, et notre fiche de choix des CEE pompe à chaleur dit laquelle s'applique.
La TVA à 5,5 % : ce qui la déclenche
La PAC air/air n'est passée au taux réduit qu'en juillet 2026 ; l'air/eau y est depuis longtemps, à des conditions qu'un devis doit réunir :
- Le logement. Le BOFiP (BOI-TVA-LIQ-30-20-95, § 1 et § 10) vise des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans.
- Le matériel fourni et posé par vous. Un équipement acheté directement par le particulier reste à 20 %, et seule la pose peut alors bénéficier du taux réduit, rappelle la fiche Entreprendre Service-Public sur les taux de TVA.
- La mention sur le devis ou la facture. Le client certifie sur le devis ou la facture émis par l'entreprise que les conditions du taux réduit sont réunies (§ 80) ; cette mention a remplacé l'attestation séparée.
- Les travaux induits. Le § 20 traite comme accessoires de l'opération principale les dépenses induites au sens de l'annexe 3 de l'arrêté du 17 novembre 2020. La dépose de l'ancien générateur se rattache au geste ; ce qui n'est pas lié au chauffage (un aménagement profité du chantier) va sur sa propre ligne, à son taux.
Le détail par poste, et les cas où une ligne bascule à 10 ou 20 %, sont sur notre fiche TVA à 5,5 %.
Les aides viennent sous le total, pas dans le prix
C'est la règle qui sépare un devis propre d'un devis qui se retourne contre vous : votre prix de vente est le total de vos lignes HT plus la TVA. MaPrimeRénov' et la prime CEE sont des financements du client. Elles se placent sous le total TTC, comme montants estimatifs, et le « reste à payer » qui en découle n'est pas votre prix.
Écrite ainsi, la marge ne bouge pas quand l'aide change. Un ménage qui change de tranche de revenus, une offre CEE dont le prix du kWh cumac baisse entre la simulation et la signature : le reste à charge du client bouge, votre prix HT et votre marge non. À l'inverse, un devis construit « à reste à charge cible », où le prix a été ajusté pour que le client paie un montant rond une fois les aides déduites, transfère sur votre marge toute variation de l'aide.
| Aide | Ce qui la conditionne au devis | Où elle apparaît |
|---|---|---|
| Prime CEE, fiche BAR-TH-171 | Professionnel RGE, Etas au-dessus du seuil de l'application, régulateur de classe IV à VIII, note de dimensionnement, offre acceptée avant la signature du devis | Sous le total TTC, ou déduite de la facture si vous êtes partenaire de l'obligé |
| Coup de pouce Chauffage (× 5) | Remplacement d'une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz, résidence principale, modèle agréé à la date d'acceptation du devis | Comme la prime CEE |
| MaPrimeRénov' par geste | Ménage aux revenus très modestes, modestes ou intermédiaires, installateur RGE, demande déposée avant le début des travaux | Sous le total TTC, versée au ménage après les travaux |
Quand la prime CEE est déduite de votre facture, ce que la fiche Service-Public sur le Coup de pouce Chauffage autorise, c'est une avance de trésorerie que l'obligé vous rembourse, pas une remise : elle se suit comme une créance, pas comme une baisse de prix.
Le montant de la prime suit d'ailleurs un marché. Le volume de kWh cumac d'une PAC est fixé par la fiche ; ce qui varie d'une offre à l'autre, c'est le prix auquel l'obligé valorise ces certificats. Sur C2E Market, la moyenne des prix de clôture au comptant était de 8,76 €/MWh cumac en CEE classique et de 18,17 €/MWh cumac en CEE précarité en septembre 2026, contre 8,97 et 16,66 en avril : les mêmes kWh cumac valent un peu plus du double pour un ménage en situation de précarité, et une offre simulée au printemps peut ne plus être celle de l'automne. C'est une raison de plus pour présenter la prime comme estimative jusqu'à l'acceptation de l'offre.
Le calcul ci-dessous estime la prime CEE d'une PAC air/eau selon la zone, la surface, l'Etas et le chauffage déposé :
Prime CEE
Barème 2026
Ce que verse la fiche, chauffage et eau chaude
Les fiches d’équipement ne se calculent pas comme celles de l’isolation : elles font intervenir le type de logement, un palier de performance et la surface chauffée, et chacune choisit les siens. Le bloc n’affiche que les axes que la fiche fait réellement jouer.
Fiche BAR-TH-171, version A82-5 de l’attestation sur l’honneur, en vigueur depuis le 1er septembre 2026.
Plancher, plafond ou mur chauffant et ventilo-convecteurs à eau : application basse température, et c’est l’Etas à 35 °C qui se lit. Radiateurs, solutions mixtes et production d’eau chaude sanitaire : moyenne ou haute température, et c’est l’Etas à 55 °C. Le seuil d’éligibilité suit, 126 % d’un côté et 111 % de l’autre.
Le Coup de pouce Chauffage ne bonifie que la dépose d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz. Remplacer un convecteur électrique, une PAC ou un appareil au bois ouvre la prime de la fiche, pas la bonification.
%
m²
8,71 €/MWh
kWh cumac générés
545 400 kWh
facteur de surface × 1,0
Prime CEE
4 750 €
Le détail du calcul
Forfait de base de la fiche
90 900 kWh
Bande de surface, 110 m²
× 1,0
Zone climatique, H1, Nord et Est
× 1,2
Coup de pouce Chauffage
× 5
545,4 MWh cumac × 8,71 €/MWh
4 750 €
Le palier suivant s’ouvre à 140 %
Les forfaits de ces fiches sont des paliers, pas une courbe : entre deux paliers le montant ne bouge pas d’un cumac, et au franchissement il saute d’un coup. Ici, atteindre 140 % de Efficacité énergétique saisonnière, Etas vaut 956 € de prime supplémentaire sur ce même chantier, ce qui vaut souvent la peine de comparer deux références avant de commander.
Le Coup de pouce multiplie le volume par 5
La dépose d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz en résidence principale ouvre la bonification Coup de pouce Chauffage, qui multiplie par 5 le volume de CEE de la fiche. Elle vaut pour les opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030, sans distinction de revenus depuis l’arrêté du 6 septembre 2025, et sans montant minimal de prime garanti. Pour un devis signé depuis le 1er septembre 2026, le modèle de PAC doit en plus détenir l’agrément « qualité et résilience industrielle » à la date d’engagement, et son numéro figure sur la preuve de réalisation.
Forfaits des versions en vigueur des fiches BAR-TH-171 (vA82-5, qui reprend à l’identique le barème de la vA78.4 applicable aux opérations engagées avant le 1er septembre 2026), BAR-TH-129 (vA27-3), BAR-TH-148 (vA78.4), BAR-TH-113 (vA79.4) et BAR-TH-112 (vA46-3, limitée aux maisons individuelles existantes), pour un logement de France métropolitaine. Le prix du MWh cumac est un prix de marché, pas un tarif réglementé : la valeur de départ, 8,71 €/MWh, est le prix moyen pondéré des cessions hors précarité publié par le registre Emmy pour août 2026. Les certificats d’un ménage en précarité énergétique se rachètent nettement plus cher, 17,12 €/MWh au même mois, et ce bloc ne le suppose jamais : c’est au curseur de le dire. Ce bloc calcule la prime CEE et, sur la PAC air/eau, la bonification Coup de pouce Chauffage de l’arrêté du 6 septembre 2025. Sur le chauffe-eau thermodynamique, il calcule aussi la bonification créée par l’arrêté du 17 août 2026 (x7 pour les ménages modestes, x4 pour les autres), conditionnée au fait que l’opération ne conduise pas à installer ou conserver un système d’eau chaude sanitaire intégrant un équipement fossile, et ouverte aux seules opérations engagées du 1er septembre au 31 décembre 2026. Sur la chaudière biomasse, il calcule la bonification du même arrêté du 18 août 2025 (x5 quelle que soit la tranche de revenus), réservée au remplacement d’une chaudière individuelle au charbon, au fioul ou au gaz. Sur le poêle ou insert bois, il calcule la bonification de l’arrêté du 18 août 2025 (x5 pour les ménages modestes, x4 pour les autres), réservée au remplacement d’un chauffage fonctionnant principalement au charbon et ouverte aux opérations engagées à compter du 1er janvier 2026 : les montants minimaux de prime que garantissaient les chartes ne sont plus applicables sur cette fiche. Ni MaPrimeRénov’, ni le prix du chantier n’entrent dans ce calcul. Sans valeur contractuelle : seul le dossier accepté par l’obligé fait foi. Sur la PAC eau/eau ou eau glycolée/eau, BAR-TH-172 (vA82-5, au barème de la vA78.4 applicable depuis le 1er janvier 2026), limitée aux maisons individuelles, il applique les bandes de surface et le facteur de zone de la PAC air/eau et le même Coup de pouce × 5. Sur la pompe à chaleur hybride, BAR-TH-159 (vA50-4), il applique la condition de taux de couverture de 70 % de la PAC hors appoint, et aucune bonification : le Coup de pouce Chauffage ne la couvre plus pour les opérations engagées depuis le 1er janvier 2026.
Outil Argile
Trois pièges qui se paient après la signature
Annoncer une aide à un ménage qui n'y a pas droit. MaPrimeRénov' par geste ne finance pas la PAC air/eau pour les ménages aux revenus supérieurs en métropole : la fiche Service-Public n'en mentionne aucun forfait, et le plafond de dépense est de 12 000 € pour les autres. Annoncer 5 000 € à un ménage intermédiaire, qui a droit à 3 000 €, c'est 2 000 € que le client vous réclamera comme s'il s'agissait d'une remise promise. Situez la tranche de revenus sur l'avis d'imposition avant de chiffrer le reste à charge.
Faire signer le devis avant l'offre CEE. L'offre de l'obligé ou de son partenaire doit être acceptée avant la signature du devis, et la date de signature doit la suivre : la fiche Service-Public le répète, et un devis signé trop tôt fait perdre la prime sans recours. Depuis le 1er septembre 2026, c'est aussi à cette date que l'ADEME vérifie que le modèle est agréé pour le Coup de pouce, et son numéro d'agrément doit figurer sur le devis et la facture : notre liste des PAC agréées en suit les mises à jour.
Changer de machine après la signature. Une rupture de stock qui fait passer à une référence voisine change l'Etas, parfois l'agrément, donc la prime. Le changement passe par un avenant au devis, et la note de dimensionnement est actualisée à l'achèvement des travaux, comme la fiche le prévoit.
Pour montrer au client ce qu'il paiera vraiment, une fois MaPrimeRénov' et la prime CEE plafonnées :
Reste à charge
Ce que le client sort vraiment de sa poche
Les aides ne s’additionnent pas jusqu’au bout : la dépense retenue est plafonnée, et l’écrêtement limite le total à une part du devis. Réglez le chantier et la tranche de revenus, le reste-à-charge suit.
Revenu fiscal de référence d’un couple hors Île-de-France : jusqu’à 25 393 € très modeste, 32 553 € modeste, 45 842 € intermédiaire, au-delà supérieure.
Le Coup de pouce Chauffage multiplie la prime CEE par 5 quand la PAC remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz, en résidence principale.
100 m²
12 000 €
MaPrimeRénov’
4 000 €
Prime CEE
9 337 €
Reste à charge
3 000 €
25 % du budget total
Le détail du calcul
Budget total TTC
12 000 €
Aides avant écrêtement
13 337 €
Plafond d’aides, toutes aides confondues
9 000 €
Aides versées
9 000 €
L’écrêtement rabote 4 337 €
MaPrimeRénov’ et la prime CEE dépassent déjà le plafond : sur ce devis elles s’y arrêtent, le surplus est perdu, et aucune aide locale ne peut plus s’empiler par-dessus. Un chantier plus complet, lui, aurait absorbé les mêmes aides en entier.
Le Coup de pouce multiplie la prime CEE par 5
La PAC remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz : le Coup de pouce Chauffage multiplie par 5 le volume de CEE de la BAR-TH-171, quelle que soit la tranche de revenus. Il suppose une résidence principale et, pour un devis signé depuis le 1er septembre 2026, un modèle de PAC détenant l’agrément « qualité et résilience industrielle ». C’est souvent lui qui fait mordre l’écrêtement.
Barèmes en vigueur au 1er septembre 2026. Parcours par geste : forfaits MaPrimeRénov’ de l’édition de septembre 2026, qui n’en verse plus sur l’isolation des toitures ni sur le remplacement des fenêtres (décret n° 2026-822), pas plus que sur l’isolation des murs, et écrêtement à 90, 75, 60 et 40 % de la dépense retenue selon la tranche ; primes CEE des fiches BAR-EN-101, 102 et 104, au m² posé, et BAR-TH-171 pour une PAC en maison dont l’Etas tient entre 111 et 140 %, corrigée de la zone et de la surface, multipliée par 5 par le Coup de pouce Chauffage quand elle remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz en résidence principale. Le prix du MWh cumac est le cours moyen pondéré publié par le registre Emmy pour août 2026 : 17,12 €/MWh pour les ménages modestes et très modestes, en précarité énergétique au sens des CEE, 8,71 €/MWh pour les autres. Parcours accompagné : réservé aux logements classés E, F ou G avant travaux, fermé depuis le 1er septembre 2026 à une maison qui conserve un chauffage au gaz, écrêtement à 100, 90, 80 et 50 % du coût TTC ; les CEE des travaux y sont valorisés par l’Anah et intégrés au calcul de MaPrimeRénov’, ils ne s’ajoutent donc pas. TVA à 5,5 %. Les aides des collectivités (région, département, intercommunalité, commune) s’ajoutent dans la marge qui reste sous le plafond. Ordres de grandeur pédagogiques, sans valeur contractuelle : le devis réel se joue sur les quantités, les performances des produits et le prix du cumac du jour.
Outil Argile
Le simulateur rentabilité d'une PAC complète la conversation quand le client compare ce reste à charge à sa facture de chauffage actuelle.
Ce qu'il faut retenir
- Le prix d'une PAC air/eau se construit ligne par ligne : machine, eau chaude, hydraulique, dépose, raccordements, électricité, désembouage, mise en service, note de dimensionnement et déplacement.
- La puissance sort des déperditions à Tbase, et la note qui la justifie est remise au client avec le devis.
- Les émetteurs choisissent l'Etas à considérer : à 35 °C en basse température (126 % minimum), à 55 °C sur radiateurs (111 % minimum).
- La TVA à 5,5 % suppose un logement de plus de deux ans, un matériel fourni et posé par votre entreprise et la mention signée par le client.
- Les aides se placent sous le total TTC : elles changent le reste à charge du client, pas votre prix de vente ni votre marge.



