Le relevé d'heures justifie une facturation en régie. Sa valeur ne tient pas au détail des lignes mais à la signature du client, et surtout au moment où elle est recueillie : un relevé signé chaque semaine constate un fait vérifiable, un relevé présenté avec la facture réclame un paiement. Le premier ne se discute pas, le second se discute presque toujours.
Le modèle
- en-tête : entreprise, client, référence du chantier, période couverte ;
- une ligne par intervention : date, intervenant, nombre d'heures, tâche réalisée ;
- heures majorées distinguées, avec leur motif ;
- fournitures consommées, si le marché les met en régie ;
- total de la période, et cumul depuis le début du chantier ;
- lignes contestées, marquées comme telles avec le motif donné par le client ;
- date, nom et signature du client.
Le cumul depuis le début est ce qui évite la mauvaise surprise. Un client qui voit le total courir semaine après semaine arbitre en connaissance de cause ; celui qui découvre la somme à la fin conclut qu'on a laissé filer.
Générateur
Votre relevé d’heures, à faire signer chaque semaine
Une ligne par intervention avec la tâche réalisée, les heures majorées à part, les lignes contestées gardées avec leur motif, et le cumul depuis le début du chantier.
1
Entreprise
2
Client, chantier et période
3
Heures de la période
| Date | Intervenant | Tâche réalisée | Heures | Majorées | Motif majoration | Contestée (motif du client) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total | 0 | 0 |
Une ligne contestée reste au relevé, marquée comme telle : la supprimer laisse croire à un accord qui n’a pas eu lieu.
4
Fournitures consommées (si en régie)
| Désignation | Quantité | Unité | P.U. HT | Montant HT | |
|---|---|---|---|---|---|
| Total | 0,00 € |
5
Cumul
Rien ne quitte votre navigateur : ce que vous saisissez est gardé sur cet appareil, et le bloc entreprise est repris d’un document à l’autre. Imprimé vide, le modèle se remplit à la main.
Le relevé prouve les heures ; il ne prouve pas le droit de les facturer en régie. Le taux horaire et le traitement des majorations doivent avoir été acceptés par écrit avant.
Outil Argile
La tâche rend la signature possible
« 6 heures » ne se conteste ni ne se valide : le client n'a aucun moyen d'en juger. « 6 heures : dépose du doublage existant, chambre nord » se constate, parce qu'il peut aller voir.
C'est le niveau de détail qui rend la signature possible, pas la précision du décompte. Un relevé exact au quart d'heure mais sans description obtient moins d'adhésion qu'un relevé arrondi et circonstancié.
Ce qu'on fait des heures contestées
On les laisse au relevé, marquées comme contestées, avec le motif que le client donne.
Un relevé qui efface les lignes discutées perd sa fonction de preuve et laisse croire à un accord qui n'a pas eu lieu. Une ligne contestée mais tracée se règle plus tard, avec les éléments sous les yeux ; une ligne supprimée ne se retrouve jamais, et c'est l'entreprise qui en supporte le coût.
La régie se décide avant, pas sur la facture
La régie est le mode adapté à un périmètre incertain : reprise sur existant, recherche de fuite, dépose dont on ignore ce qu'elle révélera, travaux modificatifs en cours de chantier. Ce n'est pas un défaut de préparation.
Mais elle suppose que le client l'ait acceptée par écrit avant : taux horaire, nature des heures majorées, traitement des fournitures, et non qu'il la découvre en recevant la facture. Le relevé prouve les heures ; il ne prouve pas qu'on avait le droit de les facturer ainsi.
Relevé et pointage : deux périmètres
Le pointage est interne et couvre tous les chantiers de l'entreprise. Le relevé ne concerne qu'un client et qu'un chantier.
Envoyer un pointage à un client, par commodité, revient à lui montrer comment vos équipes se répartissent entre ses travaux et ceux des autres. Cela n'apporte rien et ouvre des discussions qui n'ont pas lieu d'être.