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Carte BTP

Carte BTP : prix de 9,80 € par carte, qui doit la demander et ce que coûte l'oubli

La carte BTP coûte 9,80 € par carte depuis le 1er novembre 2020, payés par l'employeur à CIBTP France, pour une création comme pour un remplacement. Elle est due dès qu'un salarié accomplit, dirige ou organise des travaux sur un chantier (article R8291-1 du code du travail), et l'oubli se sanctionne jusqu'à 4 000 € par salarié.

En vigueur au 11 octobre 2026 · Code du travail, art. R8291-1 et suivants

Page tenue à jour par Argile, vérifiée le 11 octobre 2026

Le journal des textes
Sommaire

La carte BTP coûte 9,80 € par carte, payés par l'employeur à CIBTP France au moment de la commande, que ce soit une première carte, un remplacement ou un renouvellement. Elle est due dès qu'un salarié accomplit, dirige ou organise des travaux de bâtiment ou de travaux publics sur un chantier, et le code du travail ajoute trois mots qui règlent la plupart des cas litigieux : même à titre occasionnel, secondaire ou accessoire. C'est donc la nature du travail qui déclenche l'obligation, jamais le code APE de l'entreprise ni sa convention collective. La carte vaut pour la durée du contrat, cinq ans pour un intérimaire ou un détaché, et l'entreprise qui ne déclare pas s'expose à 4 000 € d'amende par salarié, 8 000 € en cas de nouveau manquement dans les deux ans.

Le prix de la carte BTP

Situation Prix par carte (€) Ce qui est payé
Première carte d'un salarié en CDI ou CDD 9,80 redevance forfaitaire à CIBTP France
Intérimaire, demandée par l'entreprise de travail temporaire 9,80 une carte valable cinq ans, désactivée entre deux missions
Salarié détaché, demandée par l'employeur étranger 9,80 une carte valable cinq ans, désactivée entre deux détachements
Remplacement après perte, vol ou détérioration 9,80 une nouvelle carte, au prix plein
Attestation provisoire 0 délivrée au paiement, en attendant la carte physique

Le montant est le même depuis le 1er novembre 2020, date à laquelle l'Union des caisses de France CIBTP l'a abaissé de 10,80 € à 9,80 €. Il se règle par carte bancaire, virement ou avance de trésorerie sur le portail de CIBTP France, seul canal de commande.

Effectif à déclarer Coût des cartes (€) Amende maximale en cas d'oubli (€)
1 salarié 9,80 4 000
5 salariés 49 20 000
12 salariés 117,60 48 000

Le rapport entre les deux colonnes résume la question : la carte coûte moins qu'une heure de main-d'œuvre, l'oubli se compte par salarié. Prévoyez-la dans le coût d'une embauche, au même titre que l'équipement de protection, et déclarez le salarié le jour où il arrive, comme le rappelle notre article sur le recrutement dans le bâtiment.

Qui est concerné, et pourquoi la question se pose mal

L'obligation suit les travaux, pas le secteur déclaré

C'est le point qui coûte le plus cher, parce qu'il se raisonne à l'envers. Beaucoup d'entreprises vérifient si elles « sont du BTP » et concluent que non : une société d'isolation, de pose photovoltaïque, de génie climatique ou de second œuvre ne se pense pas toujours comme une entreprise de bâtiment. Le texte ne demande pas ça. Il demande si des salariés interviennent sur un chantier pour y accomplir, diriger ou organiser des travaux.

La liste des travaux visés est large : excavation, terrassement, assainissement, construction, montage et démontage d'éléments préfabriqués, aménagements et équipements intérieurs ou extérieurs, réhabilitation, rénovation, démolition, transformation, curage, maintenance et entretien des ouvrages, réfection, réparation, peinture et nettoyage afférents, plus toutes les opérations annexes directement liées.

Les fonctions expressément dispensées

Sont hors obligation les salariés qui n'interviennent pas sur le chantier, et une liste de fonctions écartées quand bien même elles s'y rendent : architectes, diagnostiqueurs immobiliers, métreurs, coordinateurs en matière de sécurité et de protection de la santé, ainsi que les chauffeurs et livreurs et les géomètres.

Cette liste intéresse directement les métiers de la conception et du relevé. Elle s'apprécie toutefois sur ce que la personne fait réellement, et non sur l'intitulé porté au contrat : un salarié qui relève le matin et pose l'après-midi n'est pas un métreur au sens de la dispense.

Ce que coûte la carte, et ce que coûte l'oubli

La durée de validité

Le prix ne change pas selon le statut, la validité si :

  • CDI et CDD : la carte vaut pour la durée du contrat ;
  • intérim : cinq ans, la carte étant désactivée entre deux missions ;
  • détachement : cinq ans, désactivée entre deux périodes de détachement.

Une attestation provisoire est délivrée dès le paiement. Elle permet de faire travailler le salarié sans attendre la carte physique, ce qui répond au cas le plus courant, l'embauche qui démarre lundi.

La sanction, et pourquoi elle est lourde

Jusqu'à 4 000 € par salarié concerné, portés à 8 000 € en cas de nouveau manquement dans les deux ans. C'est une amende administrative, prononcée par l'autorité compétente, et son caractère unitaire est ce qui la rend sévère : le montant se multiplie par le nombre de salariés non déclarés. Un oubli sur une équipe de cinq n'est pas une amende de 4 000 €, c'en est une de 20 000 €.

La démarche, en pratique

La demande se fait exclusivement en ligne, sur le portail tenu par CIBTP France, après création d'un compte entreprise. Déclaration et paiement se font au même endroit, et la carte est commandée salarié par salarié.

Trois réflexes évitent les écarts constatés en contrôle :

  1. déclarer à l'embauche, et non au premier chantier, l'obligation naît du travail, qui peut commencer le jour même ;
  2. tenir la liste à jour quand un salarié part : une carte reste attachée à un contrat, et un effectif qui tourne fait dériver le fichier ;
  3. rattacher la perte ou le vol à une déclaration auprès de l'organisme, puis commander le remplacement, facturé au prix plein.

La carte doit pouvoir être présentée lors d'un contrôle sur chantier, au même titre que la signalétique et l'affichage obligatoires. Les salariés d'un sous-traitant sont déclarés par leur propre employeur : demandez-en la preuve avec ses attestations avant de lui confier un lot sur un chantier aidé. C'est la seule pièce du dossier qui ne se reconstitue pas après coup : une régularisation tardive ne fait pas disparaître le manquement constaté.

Chiffres clés

9,80 €

Le coût d'une carte, quel que soit le contrat

4 000 €

L'amende par salarié non déclaré, 8 000 € en récidive

5 ans

La validité pour un intérimaire ou un salarié détaché

Questions fréquentes

Oui, si vos salariés interviennent sur un chantier. Le code du travail vise l'employeur dont les salariés accomplissent, dirigent ou organisent des travaux de bâtiment ou de travaux publics, même à titre occasionnel, secondaire ou accessoire. C'est la nature des travaux qui déclenche l'obligation, jamais le code APE ni la convention collective. Une entreprise d'isolation, de photovoltaïque ou de génie climatique qui pose sur site est dedans.

Qui tient cette page

Argile édite et vérifie cette page à partir des sources officielles citées ci-dessus. Argile est le logiciel de dimensionnement, de devis et de conformité des installateurs en rénovation énergétique. Dernière vérification le 11 octobre 2026.

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