Ressources/Documents d’entreprise/Bon d'intervention : le modèle et les champs qui servent vraiment

Bon d'intervention

Bon d'intervention : ce qu'il doit contenir pour tenir devant un litige

Le bon d'intervention n'est imposé par aucun texte : c'est la trace de ce qui a été fait, quand, par qui, et avec l'accord de qui. Sa valeur vient d'un seul champ, la signature du client au moment où il constate le travail. Le reste sert à savoir de quel travail on parle.

Modèle à remplir, sans version à suivre

Vérifié le 13 août 2026

Sommaire

Le bon d'intervention n'est imposé par aucun texte. Aucune réglementation n'en fixe la forme ni le contenu, contrairement à la facture dont les mentions relèvent du code général des impôts. C'est un document de preuve, et sa valeur tient à un seul champ : la signature du client au moment où il constate le travail. Tout le reste sert à savoir de quel travail on parle. C'est aussi pour cette raison qu'il ne se périme pas et qu'il n'y a pas de version à suivre : ce modèle est à adapter à votre métier, pas à appliquer à la lettre.

Le modèle, bloc par bloc

1 · Identification

Champ Pourquoi
Numéro du bon rattache l'intervention au devis et à la facture
Date, heure d'arrivée, heure de départ fonde la facturation du temps passé
Entreprise : raison sociale, SIREN, coordonnées identifie l'auteur du constat
Technicien intervenant permet de retrouver qui était sur place
Client : nom, adresse du chantier, téléphone l'adresse d'intervention, pas celle de facturation

L'adresse du chantier mérite son champ propre. Sur un parc géré, l'adresse de facturation est celle du syndic ou du bailleur, et confondre les deux rend le bon inexploitable dès qu'il faut retrouver l'intervention par le logement.

2 · Objet et constat

  • motif de l'appel, tel que le client l'a formulé ;
  • équipement concerné : marque, modèle, numéro de série, année si connue ;
  • constat sur place, qui est souvent différent du motif de l'appel.

L'écart entre ces deux dernières lignes est ce qui explique une facture. Un client qui appelle pour « la chaudière qui fait du bruit » et repart avec un circulateur remplacé comprendra la facture si le bon porte les deux formulations.

3 · Travaux réalisés

  • opérations effectuées, en clair et non en abrégé métier ;
  • pièces remplacées ou posées, avec référence et quantité ;
  • temps passé, distinct du temps de déplacement ;
  • résultat : remise en service, mise en sécurité, intervention à poursuivre.

4 · Suites et réserves

  • anomalies constatées non traitées, qui protègent l'entreprise autant qu'elles informent le client ;
  • préconisations et devis à établir ;
  • prochaine échéance s'il s'agit d'un contrat d'entretien.

C'est le bloc que l'on saute quand on est pressé, et le seul qui vaille quelque chose six mois plus tard, quand un désordre apparaît sur un point qu'on avait signalé sans le traiter.

5 · Signature

  • signature du client, avec son nom en clair et la date ;
  • réserves éventuelles portées par lui, à recueillir plutôt qu'à éviter ;
  • mention explicite quand la signature n'a pas pu être recueillie, avec l'heure et le motif.

Générateur

Votre bon d’intervention, prêt à imprimer

Les cinq blocs du modèle ci-dessus, à remplir ici puis à imprimer ou enregistrer en PDF. Le champ qui compte est la signature du client : elle se recueille sur place, sur le papier.

1

Entreprise

2

Intervention

3

Client et lieu d’intervention

4

Objet et constat

5

Travaux réalisés

6

Pièces remplacées ou posées

DésignationRéférenceQuantitéFournie par

7

Suites et réserves

8

Signature du client

Rien ne quitte votre navigateur : ce que vous saisissez est gardé sur cet appareil, et le bloc entreprise est repris d’un document à l’autre. Imprimé vide, le modèle se remplit à la main.

Modèle libre : aucun texte n’en fixe la forme. Adaptez les rubriques à votre métier, gardez la signature et les deux exemplaires.

Outil Argile

Les trois erreurs qui vident le bon de sa valeur

La case signature laissée vide sans explication. Elle se lit plus tard comme un oubli, et un bon non signé ne prouve plus que ce que l'entreprise affirme. Quand le client est absent, l'écrire est ce qui distingue une impossibilité d'une négligence.

L'abréviation métier. « RAS », « HS », « chgt circu » sont parfaitement clairs entre techniciens et illisibles pour un juge, un expert ou un assureur, c'est-à-dire pour les trois lecteurs qui comptent le jour où le bon sert.

Le bon vierge sur une intervention infructueuse. Panne non reproduite, pièce à commander, accès impossible : c'est le cas où le document sert le plus, puisqu'il justifie un déplacement facturé sans résultat visible. Ne rien écrire revient à ne pas pouvoir facturer, ou à facturer sans pouvoir l'expliquer.

Papier ou numérique

Les deux ont la même valeur dès lors que la signature est recueillie et le document conservé, en deux exemplaires, un pour le client, un pour l'entreprise.

Le numérique évite le carnet resté dans la camionnette et permet de rattacher des photos, qui sont souvent la meilleure pièce du dossier : un état avant intervention photographié vaut mieux qu'une ligne de description. Le papier reste préférable là où le réseau ne passe pas, ce qui arrive plus souvent qu'on ne le prévoit en sous-sol ou en local technique.

Chiffres clés

1 signature

Le champ dont dépend la valeur probante du document

2 exemplaires

Un pour le client, un conservé par l'entreprise

0 texte

Aucune réglementation n'en fixe la forme

Questions fréquentes

Non. Aucun texte n'impose sa forme ni son existence, contrairement à la facture, dont les mentions sont fixées par le code général des impôts. C'est un document de preuve, et sa valeur ne vient pas d'une obligation mais de ce qu'il établit : qu'une intervention a eu lieu, à telle date, sur tel équipement, et que le client l'a constatée.

Dans la même famille

Toutes les ressources

Révélez votre expertise

Une démo, et vous voyez votre expertise en preuve.

Contactez-nous