Blog/Comparer des PAC air/eau sur leurs données certifiées : Keymark, EPREL et fiche produit
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2 novembre 2026

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10 min de lecture

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Mis à jour le 2 novembre 2026

Comparer des pompes à chaleur air/eau de marques différentes sur leurs données certifiées

Pour comparer des PAC air/eau de marques différentes, lisez les mêmes données au même régime : ETAS et SCOP à 35 °C ou à 55 °C selon les émetteurs, puissance déclarée à -7 °C et à la température limite de fonctionnement, puissance acoustique extérieure, fluide et charge. Elles sont publiées modèle par modèle dans la base Heat Pump Keymark, qui reprend des essais EN 14825, EN 14511 et EN 12102-1 certifiés par un organisme tiers, et dans la base européenne EPREL, qui porte la fiche produit du règlement (UE) n° 811/2013. Toutes sont établies pour le climat moyen de référence, à -10 °C : la puissance à la température de base de votre chantier se lit dans les tables de puissance du fabricant, pas dans la puissance nominale.

Sommaire

Pour comparer des pompes à chaleur air/eau de marques différentes, lisez les mêmes données certifiées au même régime : l'ETAS et le SCOP à 35 °C ou à 55 °C selon les émetteurs, la puissance déclarée à -7 °C et à la température limite de fonctionnement (TOL), la puissance acoustique extérieure LWA, le fluide et sa charge. Ces valeurs sont publiées modèle par modèle dans la base Heat Pump Keymark, qui reprend des essais EN 14825, EN 14511 et EN 12102-1 vérifiés par un organisme certificateur, et dans la base européenne EPREL, où le fournisseur enregistre l'étiquette et la fiche produit du règlement (UE) n° 811/2013. Le piège principal tient au climat : tout est établi pour le climat moyen de référence, à -10 °C, et la puissance nominale inclut l'appoint électrique. La puissance que la machine délivre à la température de base de votre chantier se lit ailleurs, dans les tables de puissance du fabricant.

Les sources de données, et ce que chacune garantit

Quatre documents portent des performances de PAC. Ils ne se valent pas : certains sont vérifiés par un tiers, d'autres sont déclarés par le fabricant, et un seul donne la puissance maximale à chaque température.

Source Qui la publie Ce que vous y lisez Statut de la donnée
Base Heat Pump Keymark Organismes certificateurs, base heatpumpkeymark.com Rapport par sous-type : fluide et charge, normes d'essai, COP EN 14511 à 35 et 55 °C, LWA EN 12102-1, ETAS, Prated, SCOP, Tbiv, TOL, puissance et COP à -7, +2, +7 et +12 °C, WTOL, appoint, consommation annuelle Essais en laboratoire, certification tierce partie
EPREL Commission européenne, données saisies par le fournisseur Étiquette énergie, fiche produit : classe, ETAS, Prated et consommation pour les climats moyen, plus froid et plus chaud, LWA extérieure Déclaration réglementaire, obligatoire avant mise sur le marché
Fiche d'information produit et documentation technique Fabricant (notice, site) Le tableau de paramètres imposé par l'annexe II du règlement 813/2013 Déclaration du fabricant
Tables de puissance du fabricant Fabricant (documentation technique, outil de sélection) Puissance maximale et COP pour chaque couple température d'air / température d'eau, plage de fonctionnement Non certifiée, mais seule source de la puissance à votre température de base

Les marques NF PAC et Eurovent certifient aussi des performances. Elles comptent pour vos dossiers d'aides : l'agrément « qualité et résilience industrielle » exigé pour le Coup de pouce Chauffage suppose une certification Heat Pump Keymark, NF PAC, Eurovent ou équivalente, détaillée sur la fiche PAC agréées.

Ce qu'un rapport Keymark contient vraiment

Un rapport Keymark se présente par sous-type, qui regroupe plusieurs modèles d'une même gamme, puis par modèle. Pour chacun, il donne les essais EN 14511 (puissance et COP aux conditions nominales, air extérieur à +7 °C), l'essai acoustique EN 12102-1, puis le bloc EN 14825, celui qui sert à comparer : ETAS, Prated, SCOP et les points de charge partielle. Les valeurs sont données deux fois quand la machine est certifiée en basse et en moyenne température.

Sur un rapport consulté le 02/11/2026 pour une PAC air/eau de 5 kW, la même machine affiche un ETAS de 165 % et un SCOP de 4,21 en basse température, contre 129 % et 3,29 en moyenne température. C'est le premier écart à neutraliser avant toute comparaison.

EPREL : la fiche que le fournisseur doit déclarer

Depuis le 1er janvier 2019, l'article 4 du règlement (UE) 2017/1369 oblige le fournisseur à enregistrer chaque nouveau modèle dans la base européenne avant d'en mettre une unité sur le marché. La fiche produit du règlement 811/2013 y donne, pour une PAC, la puissance nominale et l'ETAS non seulement en climat moyen, mais aussi dans les conditions climatiques plus froides et plus chaudes, ainsi que la puissance acoustique extérieure. Un produit modifié d'une manière qui touche l'étiquette ou la fiche est un nouveau modèle, donc un nouvel enregistrement.

Comparer à la même température d'eau

Le règlement 813/2013 définit deux applications : basse température, où la PAC fournit sa puissance déclarée pour une eau à 35 °C en sortie, et moyenne température, à 55 °C. Une machine dite « pompe à chaleur basse température », incapable de produire 52 °C par -7 °C, n'est déclarée qu'à 35 °C.

Deux PAC ne se comparent donc qu'au régime de l'installation. Sur un plancher chauffant, prenez les valeurs à 35 °C. Sur des radiateurs, et en particulier pour remplacer une chaudière fioul sur un réseau existant, prenez celles à 55 °C, puis vérifiez la température d'eau maximale de service (WTOL) et la plage de fonctionnement du fabricant, qui disent si la machine tient la température dont vos radiateurs ont besoin par grand froid. Le choix du régime se fait sur les émetteurs, comme le détaille l'article PAC basse température ou haute température.

Les classes de l'étiquette n'ont pas la même échelle

Le règlement 811/2013 applique deux grilles différentes. Une PAC basse température atteint A+++ à 175 % d'ETAS, une PAC moyenne température à 150 %. Une même lettre ne désigne donc pas la même performance selon l'application déclarée.

Classe ETAS, application moyenne température (55 °C) ETAS, application basse température (35 °C)
A+++ 150 % et plus 175 % et plus
A++ 125 % à moins de 150 % 150 % à moins de 175 %
A+ 98 % à moins de 125 % 123 % à moins de 150 %
A 90 % à moins de 98 % 115 % à moins de 123 %

Comparez des ETAS, pas des lettres.

ETAS et SCOP : une seule mesure, deux unités

Le SCOP est un rapport entre chaleur produite et électricité consommée sur la saison de référence. L'ETAS (ηs) ramène ce SCOP à l'énergie primaire : le règlement 813/2013 le divise par un coefficient de conversion CC = 2,5, puis retranche des corrections forfaitaires, dont celle de la régulation. Le calcul et la table de conversion sont dans l'article sur l'ETAS d'une pompe à chaleur.

Trois règles en découlent :

  • Ne comparez jamais un ETAS à un SCOP, même converti de tête : les corrections ne sont pas toujours les mêmes.
  • Comparez au même climat. La fiche EPREL donne l'ETAS en climat moyen, plus froid et plus chaud ; une valeur « climat plus chaud » face à une valeur « climat moyen » avantage artificiellement la première.
  • Retenez la valeur exigée par vos dossiers. Le règlement 813/2013 impose 125 % en basse température et 110 % pour les autres PAC à la mise sur le marché ; la fiche CEE BAR-TH-171 exige 126 % en basse température et 111 % en moyenne ou haute température, chiffres détaillés sur la fiche BAR-TH-171.

La puissance : ce que la fiche dit, et ce qu'elle ne dit pas

C'est la ligne qui produit le plus d'erreurs de dimensionnement, parce que le mot « nominale » laisse croire à une puissance disponible.

Prated est une charge de référence, appoint compris

La puissance thermique nominale Prated est la charge de chauffage déclarée à la température de conception du climat moyen, -10 °C. Le règlement 811/2013 précise que la puissance nominale portée sur la fiche inclut celle de tout dispositif de chauffage d'appoint. Sur le rapport Keymark déjà cité, une machine de Prated 5,4 kW fournit 4,4 kW à -10 °C et laisse 1,0 kW à sa résistance d'appoint.

Les puissances à -7, +2, +7 et +12 °C sont des points de charge partielle

Le tableau EN 14825 donne, pour chaque température, une puissance déclarée Pdh et un COP déclaré. Le règlement les présente comme des valeurs « à charge partielle » : le rapport de charge vaut (Tj - 16) / (Tdesignh - 16). Sur le rapport consulté, la puissance déclarée à -7 °C est de 4,8 kW, soit exactement 5,4 × 23 / 26. C'est la charge que le protocole demande à la machine à ce point, pas la puissance maximale qu'elle peut délivrer à -7 °C.

TOL, Tbiv et WTOL : la plage de fonctionnement certifiée

Paramètre Définition (règlement 813/2013) Ce que le climat moyen impose Ce que vous vérifiez
TOL Température extérieure en dessous de laquelle la PAC ne fournit plus aucune puissance -7 °C au maximum Qu'elle est nettement inférieure à la température de base du chantier
Tbiv Température en dessous de laquelle la puissance déclarée doit être complétée par l'appoint +2 °C au maximum La part de l'hiver que la résistance couvre
WTOL Température de sortie d'eau au-dessus de laquelle la PAC ne fournit plus de puissance Aucune valeur imposée Qu'elle dépasse la température de départ dont les émetteurs ont besoin

Le climat plus froid du règlement 811/2013 fixe la température de conception à -22 °C, Tbiv à -7 °C au plus et TOL à -15 °C au plus ; le climat plus chaud, à +2 °C. Ces références européennes ne correspondent à aucune commune française : la température extérieure de base de votre chantier se lit dans la NF P 52-612/CN, et la puissance de la machine à cette température dans les tables du fabricant.

Acoustique, fluide et alimentation

La puissance acoustique LWA, intérieure et extérieure, est mesurée selon l'EN 12102-1 dans les conditions nominales standard du règlement 813/2013 : air extérieur à +7 °C et eau à 55 °C en sortie (35 °C pour une PAC basse température). C'est une puissance, indépendante de l'emplacement, donc comparable d'une marque à l'autre, contrairement à une pression acoustique « à 5 m » de catalogue. Le règlement plafonne la LWA extérieure à 65 dB jusqu'à 6 kW et 70 dB jusqu'à 12 kW. Le passage à la pression reçue chez le voisin est détaillé dans l'article sur la puissance acoustique d'une PAC.

Le fluide frigorigène et sa charge figurent dans le rapport Keymark. Leur produit, en tonnes équivalent CO2, commande les obligations de contrôle d'étanchéité et pèse sur le contrat d'entretien ; le choix du fluide lui-même est traité dans l'article sur le R454B. L'alimentation, monophasée ou triphasée, figure aussi au rapport et décide de l'intervention sur le tableau électrique.

Le tableau de lecture : donnée, source, sens, piège

Donnée Où la trouver Ce qu'elle dit Le piège
ETAS (ηs) Keymark, EPREL, fiche produit Efficacité saisonnière en énergie primaire, climat moyen Comparer un ETAS à 35 °C à un ETAS à 55 °C, ou un ETAS à un SCOP
SCOP Keymark, fiche produit Chaleur produite / électricité consommée sur la saison de référence Le comparer entre deux climats de référence
Classe énergétique Étiquette, EPREL Position de l'ETAS sur l'échelle de l'application déclarée A+++ basse température et A+++ moyenne température ne désignent pas le même ETAS
Prated Keymark, EPREL Charge déclarée à -10 °C en climat moyen, appoint compris La prendre pour la puissance de la PAC à la température de base
Pdh à -7 °C et COP à -7 °C Keymark, fiche produit Puissance et COP au point de charge partielle à -7 °C Les lire comme une puissance maximale
TOL Keymark, fiche produit Température en dessous de laquelle la PAC s'arrête Une TOL de -10 °C sur une commune à -12 °C de base
Tbiv et PSUP Keymark, fiche produit Point où l'appoint entre en jeu, et sa puissance Ignorer la part de l'hiver chauffée à l'effet Joule
WTOL Keymark, fiche produit Température d'eau maximale de service La confondre avec la température atteignable par grand froid
LWA extérieure Keymark, EPREL, étiquette Puissance acoustique au point +7 °C Comparer une puissance à une pression « à 5 m »
Fluide et charge Keymark, notice Nature du fluide, masse en kg Oublier la charge en équivalent CO2 dans le contrat d'entretien
Puissance maximale par température Tables du fabricant Ce que la machine délivre à chaque couple air / eau Elle n'est pas certifiée : citez la source dans la note de dimensionnement

La méthode sur un dossier

L'ordre compte : les premières étapes éliminent des machines avant le calcul le plus long.

  • Identifier la référence exacte de chaque modèle, unité extérieure et module intérieur compris : une même unité extérieure associée à deux modules peut porter deux fiches.
  • Retrouver le sous-type dans la base Keymark et la fiche dans EPREL, et vérifier que les deux concordent.
  • Relever les valeurs au régime de l'installation (35 ou 55 °C), en climat moyen, dans un même tableau.
  • Écarter les machines dont la TOL ou la WTOL ne couvrent pas le chantier.
  • Lire la puissance maximale de chaque machine restante à la température de base et à la température de départ retenue, dans les tables du fabricant, et la confronter aux déperditions.
  • Vérifier, si le dossier vise le Coup de pouce Chauffage, que le modèle figure sur la liste des PAC agréées à la date de signature du devis.

La cinquième étape est celle qu'aucune base certifiée ne fait à votre place : elle demande le besoin du logement, calculé pièce par pièce, et la courbe de puissance de chaque machine. La méthode est détaillée dans l'article sur le dimensionnement d'une PAC par les déperditions.

Ce que fait Argile

Argile charge vos catalogues fabricants dans le même moteur de calcul, avec pour chaque machine l'ETAS à 35 et 55 °C, le COP, le SCOP, la puissance par température, les phases et le numéro EPREL, maintenus à jour sans saisie de votre part. Le besoin est calculé une fois selon la NF EN 12831-1 à la température extérieure de base de la commune, puis confronté à la puissance réellement délivrée par chaque machine à chaque température extérieure : deux machines de deux marques se comparent sur le même besoin, avec leur taux de couverture et l'appoint, dans une note de dimensionnement de même format quelle que soit la machine retenue.

Chiffres clés

-10 °C

Température de conception du climat moyen de référence, à laquelle est déclarée la puissance nominale (règlement 813/2013)

125 %

ETAS minimal d'une PAC basse température mise sur le marché, 110 % pour les autres (règlement 813/2013)

1er janvier 2019

Date depuis laquelle un nouveau modèle doit être enregistré dans EPREL avant sa mise sur le marché (règlement 2017/1369)

Questions fréquentes

En comparant le même indicateur au même régime et pour le même climat. Prenez l'ETAS (ηs) à 35 °C pour un plancher chauffant, à 55 °C pour des radiateurs, toujours en climat moyen, et ne mettez jamais un ETAS face à un SCOP : le règlement (UE) n° 813/2013 divise le SCOP par un coefficient de conversion de 2,5 puis retranche des corrections. Lisez ensuite la puissance déclarée à -7 °C et la température limite de fonctionnement, car deux machines au même ETAS peuvent couvrir très différemment le besoin d'un logement par grand froid.

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Louis Airy

Louis est COO d'Argile. Après quatre ans de conseil en stratégie et près de deux ans comme chief of staff dans l'adaptation du logement et le réemploi, il a rejoint Argile en mars 2024. Au contact quotidien des entreprises RGE, il suit les sujets CEE, MaPrimeRénov' et TVA réduite, et reprend les articles concernés quand un barème change. Ce qu'il écrit est ce qu'il vérifie ensuite sur des devis réels.

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Informations générales

Bénéficiaire

Madame Dos Santos Maria Augusta

E-mail

contact@argile.ai

Téléphone

+33 7 44 94 57 57

Adresse des travaux

7 impasse des Petites Houettes, 21000 Dijon

Informations sur la PAC air/eau

Nom

Alféa Extensa S. 10

Marque

Atlantic

Puiss. nominale

10 kW

ηs à 35 °C / 55 °C

195 % / 154 %

COP

3,5

Régulateur

Classe VI

N° EPREL

2491075

Déperditions du logement

6,0 kW

Puissance du matériel à la T° de base

5,80 kW

3,59 kW

7,78 kW

0 %

60 %

130 %

Taux de couverture des besoins

Puissance du matériel / déperditions du logement

97 %

Dimensionnement de l’appareil

Toitures

Transmission W/m².K

1,8

Surface m²

65,2

Déperditions W/K

135,0

Planchers

Transmission W/m².K

0,6

Surface m²

63,0

Déperditions W/K

15,6

Ponts thermiques

Conductivité W/K/m

0,4

Longueurs m

33,4

Déperditions W/K

12,5

Façades

Transmission W/m².K

0,9

Surface m²

162,4

Déperditions W/K

151,4

Ouvertures

Transmission W/m².K

1,2

Surface m²

5,5

Déperditions W/K

10,9

Renouvellement de l’air

Taux de renouv. h⁻¹

0,8

Déperditions W/K

102,3

Détermination de la différence de température

Température extérieure de base

-7 °C

Température d’arrêt de la PAC

5 °C

Température de consigne

19 °C

DeltaT

14,0 °C

Coefficient de construction

Volume (surface × hauteur sous plafond)

378,0 m³

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1,13 W/m³/K

Avec argile

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