Blog/Compteurs communicants Linky et Gazpar : exploiter les données
Artisans

20 mai 2026

5 min de lecture

Linky & Gazpar : exploiter les données clients grâce au compteur en 2026

Entre les relevés automatiques et le suivi des usages, vous avez déjà sous la main de quoi proposer plus qu’un simple dépannage. Bien utilisées, ces données vous aident à repérer les dérives de consommation, à prioriser les gestes utiles et à rendre vos devis plus factuels. À la clé, des clients mieux convaincus et des chantiers plus simples à piloter, du premier diagnostic au réglage fin.

Sommaire

Comprendre ce que le compteur Linky et le compteur Gazpar mesurent vraiment

Quelles données sont enregistrées : index, courbe de charge, horaires de consommation

Un compteur enregistre d’abord un index. C’est le total d’énergie consommée, en kWh pour Linky. Pour Gazpar, l’appareil mesure surtout un volume de gaz en m³, ensuite converti en kWh pour la facture. Linky peut aussi produire une courbe de charge, avec des consommations découpées par tranches horaires. Gazpar, lui, reste plutôt sur un suivi jour par jour.

À qui appartiennent les données du compteur : client, gestionnaire de réseau, fournisseur

Les données de consommation sont des données personnelles. Vous pouvez les consulter et décider si elles sont partagées. Le gestionnaire de réseau (Enedis ou GRDF) les collecte pour faire fonctionner le réseau et établir l’index. Le fournisseur y accède pour la facturation, et pour des services, uniquement dans le cadre prévu et, pour les données fines, avec votre accord.

Données disponibles en 2026 : délais d’accès, pas de temps, limites techniques

En 2026, côté Linky, l’accès en ligne donne souvent la consommation à J+1, avec un pas de 30 minutes si l’option est activée. Côté Gazpar, le pas de temps reste généralement quotidien, avec une mise à disposition après un délai de 1 à 2 jours. Limite à garder en tête : ces compteurs mesurent une énergie globale, pas la consommation appareil par appareil. Pour aller plus loin sur l’analyse du suivi des consommations après rénovation, et vérifier les gains réels, il est utile de structurer les relevés sur plusieurs semaines.

Accéder aux données du compteur sans perdre de temps sur le terrain

Obtenir l’accord du client : mandat, consentement, preuves à conserver

Avant de toucher aux données du compteur, faites simple et carré. Un mandat signé ou un consentement écrit précise ce que vous récupérez (élec, gaz, périodes), pourquoi, et combien de temps. Conservez la preuve (PDF, mail, SMS horodaté) dans le dossier chantier, avec l’identité du titulaire du contrat si besoin.

Récupérer les infos Linky et Gazpar : espaces clients, PDF, export, API quand c’est proposé

Pour Linky et Gazpar, passez par l’espace client du fournisseur ou du gestionnaire de réseau. Vous y trouvez l’historique, souvent en PDF et parfois en export CSV. Quand une API est proposée, privilégiez-la pour éviter les copier-coller et fiabiliser la récupération sur plusieurs sites. Cette récupération peut être automatisée : les données Enedis et GRDF sont rapatriées avec le consentement du client, sans passer par des exports manuels.

Vérifier la fiabilité : périodes manquantes, estimations, décalages d’index

Avant d’utiliser ces chiffres pour dimensionner des travaux, contrôlez les trous de données, les jours estimés, et les changements de compteur. Comparez index et factures. Si l’historique est incomplet (pannes de télérelève, déménagement), recoupez avec une période plus longue ou une relève sur place.

Transformer les données du compteur en actions concrètes pour vos chantiers de rénovation énergétique

Repérer les postes qui pèsent : chauffage, ECS, usages spécifiques et heures de pointe

Avec les courbes du compteur (jour, semaine, mois), vous repérez vite le talon de consommation, les pics matin et soir, et les périodes « anormales » la nuit. Sur Gazpar, un talon d’été qui ne descend jamais à zéro se relève au compteur en quelques minutes et se chiffre : c’est la signature d’une veilleuse en allumage permanent. Croisez avec la météo et l’occupation. Un pic court et très haut oriente vers cuisson ou appareils, un plateau long vers chauffage ou ECS. Regardez aussi la puissance appelée lors des heures de pointe, c’est souvent là que le confort coûte cher.

Dimensionner au plus juste : isolation, pompe à chaleur, régulation, ventilation

Les données aident à éviter le surdimensionnement. Si la conso grimpe surtout par temps froid, priorisez l’enveloppe, puis une pompe à chaleur bien calée sur le besoin réel. Le compteur donne l’énergie entrante, pas la puissance transmise au réseau : pour cette dernière, il faut poser une mesure au calorimètre sur le circuit et travailler à un ΔT suffisant pour que le résultat tienne. Les pics peuvent justifier une régulation plus fine, une loi d’eau ajustée, ou un ballon ECS mieux piloté. Une base élevée en continu peut signaler une ventilation mal réglée ou des débits trop hauts. Une fois le besoin cerné, la note de dimensionnement conforme NF EN 12831-1 se génère à partir des données relevées.

Suivre avant/après travaux : preuve de gain, réglages, dérives de consommation

Fixez une période de référence, puis comparez après travaux à météo comparable. Vous obtenez une preuve simple des gains et vous sécurisez la réception. En cas de dérive, vérifiez d’abord les réglages (consignes, horaires, appoint, débits), puis traquez les nouveaux usages. Un suivi mensuel suffit souvent pour garder le chantier sous contrôle. Pour aller plus loin, appuyez-vous sur un compteur d’énergie thermique afin de mesurer les consommations réelles de chauffage/ECS et objectiver les écarts.

Cas d’usage artisans : du diagnostic rapide à la proposition chiffrée

Préparer un rendez-vous : questions à poser + lecture express des courbes

Avant de vous déplacer, demandez 12 mois de factures, le type de chauffage, les usages, et l’année des travaux. Avec le compteur communicant, repérez les pics matin et soir, les plateaux la nuit, et les jours creux. En 5 minutes, vous voyez si la base est anormale ou si la pointe suit la météo.

Argumenter vos préconisations : exemples de situations (passoire, surconsommation, intermittence)

Passoire, la consommation reste élevée même quand le logement est vide. Surconsommation, un ballon d’eau chaude ou une VMC mal réglée crée une base continue. Intermittence, des cycles courts peuvent signaler une régulation absente ou une PAC surdimensionnée. Appuyez-vous sur signaux simples et reliez-les à un geste précis.

Prioriser les travaux : gestes à forte efficacité vs confort immédiat

Commencez par l’enveloppe et les réglages, isolation des combles, étanchéité, équilibrage du réseau de chauffage, thermostat. Puis passez aux équipements, PAC, chauffe-eau performant. Pour le chiffrage, annoncez un scénario “efficacité” et un scénario “confort”, et vérifiez l’éligibilité MaPrimeRénov’ et CEE avec une entreprise RGE.

Cadre à respecter en 2026 : données, confidentialité et bonnes pratiques commerciales

RGPD et confidentialité : minimiser, sécuriser, durée de conservation, partage avec partenaires

Ne collectez que les données utiles au dimensionnement. Par exemple l’historique du compteur, le type d’émetteurs, la surface. Sécurisez. Accès limités, chiffrement, mots de passe robustes, sauvegardes. Fixez une durée de conservation claire. Prospects, clients, puis purge. Si vous partagez avec un auditeur, un mandataire d’aides ou un délégataire CEE, informez le client et encadrez le partage par contrat.

Mentions dans vos devis et dossiers : traçabilité des données du compteur utilisées

Dans vos devis et dossiers, indiquez quelles données du compteur ont été utilisées, sur quelle période, et pour quel calcul. Gardez une trace simple. Date d’extraction, fichier source, version de l’outil, hypothèses. Cela facilite les contrôles MaPrimeRénov’ et CEE et évite les discussions en fin de chantier.

Éviter les erreurs courantes : promesses de gains, interprétations hâtives, comparaisons biaisées

Évitez les promesses chiffrées sorties du chapeau. Annoncez des fourchettes, avec des hypothèses lisibles. Ne comparez pas deux hivers différents sans correction météo. Et si le compteur ne mesure pas tout (bois, appoint), dites-le clairement.

Chiffres clés

35 millions

Linky déployés

11 millions

Gazpar déployés

30 min (Linky)

Fréquence relevé

Questions fréquentes

Avec Linky, vous pouvez accéder à l’index et, avec l’accord explicite du client, à des données fines (courbe de charge en pas 30 minutes). Avec Gazpar, le suivi est généralement quotidien (J/J) et nécessite aussi le consentement pour la mise à disposition. Sans accord, restez sur les index/factures nécessaires à la facturation.

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Pierre-Louis Guhur

Pierre-Louis est CEO et cofondateur d'Argile. Docteur en apprentissage automatique, thèse préparée à l'Inria, il a rénové une maison de ses mains en 2017 avant de fonder l'entreprise. Sur le blog, il écrit sur ce qu'il implémente dans le logiciel : la méthode 3CL-DPE 2021, la NF EN 12831 et la physique du bâti telle qu'un moteur de calcul doit la traiter, hypothèse par hypothèse.

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Note de dimensionnement PAC

Calcul conforme NF EN 12831-1

Informations générales

Bénéficiaire

Madame Dos Santos Maria Augusta

E-mail

contact@argile.ai

Téléphone

+33 7 44 94 57 57

Adresse des travaux

7 impasse des Petites Houettes, 21000 Dijon

Informations sur la PAC air/eau

Nom

Alféa Extensa S. 10

Marque

Atlantic

Puiss. nominale

10 kW

ηs à 35 °C / 55 °C

195 % / 154 %

COP

3,5

Régulateur

Classe VI

N° EPREL

2491075

Déperditions du logement

6,0 kW

Puissance du matériel à la T° de base

5,80 kW

3,59 kW

7,78 kW

0 %

60 %

130 %

Taux de couverture des besoins

Puissance du matériel / déperditions du logement

97 %

Dimensionnement de l’appareil

Toitures

Transmission W/m².K

1,8

Surface

65,2

Déperditions W/K

135,0

Planchers

Transmission W/m².K

0,6

Surface

63,0

Déperditions W/K

15,6

Ponts thermiques

Conductivité W/K/m

0,4

Longueurs m

33,4

Déperditions W/K

12,5

Façades

Transmission W/m².K

0,9

Surface

162,4

Déperditions W/K

151,4

Ouvertures

Transmission W/m².K

1,2

Surface

5,5

Déperditions W/K

10,9

Renouvellement de l’air

Taux de renouv. h⁻¹

0,8

Déperditions W/K

102,3

Détermination de la différence de température

Température extérieure de base

-7 °C

Température d’arrêt de la PAC

5 °C

Température de consigne

19 °C

DeltaT

14,0 °C

Coefficient de construction

Volume (surface × hauteur sous plafond)

378,0 m³

G équivalent

1,13 W/m³/K

Avec argile

La note de dimensionnement, calculée selon la NF EN 12831-1

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