Blog/Température extérieure de base : valeur par département et calcul
Artisans

18 mars 2026

•

7 min de lecture

•

Mis à jour le 21 octobre 2026

Température extérieure de base : valeur par département et calcul

Pour un dimensionnement qui tient la route, tout se joue sur le bon scénario de froid local. En tant qu’artisan, c’est ce repère qui vous évite une PAC qui tourne en surrégime ou, à l’inverse, un système surdimensionné qui coûte plus cher et régule mal. En quelques vérifications simples, vous sécurisez votre choix de puissance et vos performances sur chantier.

Sommaire

La température extérieure de base est la valeur conventionnelle qui fixe l'écart de calcul du dimensionnement, pas un record de froid. Elle est donnée par département dans la NF P 52-612/CN, annexe nationale française de la NF EN 12831-1, puis corrigée selon l'altitude et la proximité de la mer. Avec une température intérieure de 19 °C, passer d'une base de -5 °C à -9 °C fait grimper la puissance calculée de 17 %, et une base à -15 °C la fait grimper de 42 %. C'est le paramètre le plus sensible de toute la note de dimensionnement, et celui qu'on recopie le plus souvent sans le vérifier. Dans la note de dimensionnement d'Argile, elle est donc retenue pour la commune du chantier plutôt que reprise du département.

Comprendre la température-base et son intérêt en dimensionnement

Définition simple

La température-base (ou température extérieure de base) est une valeur conventionnelle utilisée pour calculer les déperditions d’un bâtiment et dimensionner le chauffage. Elle représente un froid « raisonnablement sévère » pour votre zone, pas le record historique : c'est la température nocturne extrême constatée au moins cinq jours par an sur une période de trente ans. On s’en sert pour fixer l’écart de température entre l’intérieur visé et l’extérieur de calcul.

Éviter les confusions

  • Température moyenne. Elle décrit le climat habituel sur une longue période. Elle ne dimensionne pas une puissance.
  • Vague de froid. C’est un épisode court et parfois extrême. Si vous dimensionnez dessus, vous surdimensionnez souvent.

Pourquoi ça change vos calculs

Plus la température-base est basse, plus la puissance de chauffage demandée grimpe. Cela influence le choix du générateur, le débit d’eau, la taille des émetteurs, et la capacité à tenir la consigne sans cycles courts. Résultat : un confort plus stable et des clients moins déçus quand l’hiver « pique ».

Calcul

La température extérieure de base de votre chantier

Saisissez l’adresse : le calcul lit le département dans le code INSEE, relève l’altitude du point auprès de l’IGN, puis applique les tables de la NF P 52-612/CN. C’est la valeur qui fixe l’écart de calcul de vos déperditions, donc la puissance de la machine.

La norme ne définit pas la côte : c’est l’installateur qui déclare. La correction ne joue que sous 200 m d’altitude.

Quatre exemples en attendant votre adresse

Le résultat dépend du département et de l’altitude du point, pas de la commune seule. Comparez les deux dernières lignes : même valeur départementale de −10 °C, et pourtant neuf degrés d’écart, uniquement à cause de l’altitude.

Communeθe,D départementalAltitudeθe retenu
Brest−4 °C47 m−4 °C
Strasbourg−15 °C143 m−15 °C
Bourg-en-Bresse−10 °C237 m−11 °C
Briançon−10 °C1214 m−20 °C

C’est bien θe qui dimensionne

Les déperditions se calculent sur cette valeur, et c’est elle qui fixe la puissance de la machine. Ce qu’elle n’est pas, c’est un record de froid : la norme retient la température nocturne extrême atteinte au moins cinq jours par an sur trente ans. Dimensionner sur une vague de froid exceptionnelle, elle, surdimensionne toute l’installation.

Adresse résolue par la Base Adresse Nationale, altitude par le service altimétrique de l’IGN. Le résultat suit les tables D.1a, D.1b et D.1c de la NF P 52-612/CN, annexe nationale de la NF EN 12831-1.

Outil Argile

Température extérieure de base par département : trouver la valeur de votre chantier

Pour connaître la température extérieure de base de votre chantier, saisissez son adresse dans le calculateur juste au-dessus : il lit le département, relève l'altitude du point auprès de l'IGN et applique les tables de la NF P 52-612/CN. La norme fixe d'abord une valeur par département, au niveau de la mer, valable jusqu'à 200 m d'altitude et à plus de 25 km de la côte. Quelques exemples situent l'échelle :

  • Paris (75) : -5 °C.
  • Petite couronne (92, 93, 94) : -7 °C, un chantier à Montreuil ne prend donc pas la valeur de Paris.
  • Nord (59) : -9 °C.
  • Bas-Rhin (67) : -15 °C.
  • Bouches-du-Rhône (13) : -5 °C, relevée à -4 °C à moins de 25 km de la mer.

La correction d'altitude

Au-dessus de 200 m, la norme abaisse la base par tranches d'altitude, pas par un gradient fixe. Dans la plupart des départements froids, on perd 1 °C entre 201 et 400 m, puis 1 °C par tranche de 100 m : un chantier à 650 m en Haute-Loire passe de -8 °C à -12 °C. Dans les départements à -5 °C, la baisse est environ deux fois plus lente, et le calculateur applique la tranche exacte.

C'est là que se jouent les plus gros écarts. Un chantier à 900 m dans les Hautes-Alpes prend -16 °C, six degrés sous la valeur du département, soit environ 20 % de puissance en plus. À l'inverse, retenir la valeur de la préfecture pour une maison de fond de vallée, ou une moyenne départementale, fausse la base dans un sens comme dans l'autre : Bourg-en-Bresse, à 226 m, tombe déjà un degré sous la valeur de l'Ain. Relevez l'altitude du point exact (IGN, Géoportail) et notez-la dans la note.

La correction littorale et les îles

Sous 200 m d'altitude et à moins de 25 km de la mer, la norme relève la base dans les départements les plus doux, l'inertie de la mer coupant les extrêmes. Elle ne la relève pas partout : sur la côte de la Manche à -7 °C, comme en Seine-Maritime, elle ne change rien. Les îles de Charente-Maritime et de Vendée (Ré, Oléron, Yeu, Noirmoutier) ont leur propre valeur, plus douce. La norme ne définit pas précisément la côte : c'est l'installateur qui déclare le chantier côtier, et c'est donc à lui de le justifier.

Zones H1 à H3 et température de base : ne pas confondre

La France est aussi découpée en huit zones climatiques, de H1a à H3, mais ce zonage sert au DPE et à la réglementation thermique, pas au dimensionnement. Il ne donne pas la température de base : la Haute-Loire et le Rhône sont tous deux en H1c, et leurs bases diffèrent de deux degrés au niveau de la mer. Deux chantiers du même département peuvent aussi légitimement porter deux bases différentes, ce qu'Argile traite en retenant la température de base commune par commune, correction littorale comprise, dans la note de dimensionnement. Une note qui affiche la même valeur pour toutes les affaires d'un département est une note recopiée, et c'est visible en contrôle.

Ce que deux degrés de température-base coûtent en puissance

La puissance de déperdition est proportionnelle à l'écart entre l'intérieur et l'extérieur. Comme la température intérieure de calcul est fixe, tout se joue sur la base. Le tableau ci-dessous prend 19 °C à l'intérieur et rapporte tout à une base de -5 °C.

Température de base Écart de calcul Puissance relative
-5 °C 24 K 100 %
-7 °C 26 K 108 %
-9 °C 28 K 117 %
-11 °C 30 K 125 %
-13 °C 32 K 133 %
-15 °C 34 K 142 %

Lisez la colonne de droite comme une colonne de devis. Deux degrés d'écart sur la base, c'est 8 % de puissance, soit le pas entre deux modèles du catalogue. Quatre degrés, c'est 17 %, soit une taille de machine complète. Sur une PAC, l'erreur ne coûte pas seulement le surcoût matériel : une machine surdimensionnée court-cycle en mi-saison, perd du COP et vieillit son compresseur, ce qui se retrouve dans vos retours SAV. C'est pourquoi la courbe de chauffe ne rattrape jamais un mauvais choix de base.

Température de base, de consigne, de non-chauffage : trois valeurs à ne pas confondre

Une note de dimensionnement manipule trois températures, et les confondre fausse le résultat sans que rien ne le signale.

Température Ce qu'elle représente Valeur usuelle Rôle dans le calcul
Extérieure de base (ou de référence) Le froid conventionnel du lieu -2 à -15 °C au niveau de la mer, plus bas en altitude Fixe la puissance maximale à fournir
Intérieure de consigne La température visée dans les pièces 19 °C par défaut (NF P 52-612/CN) L'autre borne de l'écart de calcul
De non-chauffage La température extérieure où les apports gratuits suffisent Propre à chaque maison Point où le besoin de chauffage s'annule

« Température de référence » et « température de calcul » désignent en pratique la même valeur que la température extérieure de base. La consigne, elle, se pose par usage et s'écrit dans la note : si le client veut 21 °C partout, l'écart grimpe de 2 K et la puissance avec. La température de non-chauffage ne sert pas à dimensionner la puissance, mais elle trace l'autre bout de la courbe de besoin, celle qui place le point de bivalence.

Méthode terrain : intégrer la température-base dans votre dimensionnement

Étape par étape

Commencez par estimer les déperditions pièce par pièce (surfaces, isolation, ventilation). Ramenez ensuite le besoin de chauffage à la température-base locale, puis tracez la courbe de charge. Vous positionnez le point de bivalence, c’est-à-dire la température extérieure où l’appoint prend le relais. Vous en déduisez la puissance à fournir, pour la machine comme pour les radiateurs, pièce par pièce. Visez une puissance couvrant la base du besoin, sans gonfler au-delà du raisonnable.

Impact sur les émetteurs

  • Radiateurs. Vérifiez la puissance au régime d’eau prévu. Une eau trop chaude fait chuter le rendement.
  • Plancher chauffant. Idéal en basse température, il lisse les variations et limite l’appoint.
  • Ventilo-convecteurs. Utiles en rénovation quand il faut de la réactivité, à condition de maîtriser le bruit.

Vérifier la cohérence

Surveillez les cycles courts. Si la machine démarre trop souvent, vous surdimensionnez ou la régulation est mal réglée. À l’inverse, trop d’appoint augmente la consommation et masque un défaut d’émetteurs. Pour une PAC, la marge n'est pas libre : c'est le NF DTU 65.16 qui la fixe, comme le montre la section suivante.

Pompes à chaleur : régler le dimensionnement avec la température-base

Courbes fabricants, stratégie de système et vigilance en zone froide

Pour dimensionner une PAC, partez de la température-base de votre chantier. Puis lisez les courbes fabricants à cette température extérieure. Regardez la puissance restituée (et non la puissance électrique) et le COP, qui baisse quand il fait froid et quand la température de départ augmente. Si la puissance restituée à température-base couvre juste le besoin, l’appoint s’activera souvent. Côté stratégie, le mono-split vise une zone, le bi-split répartit mieux mais complique l’équilibrage. L’air/eau colle bien à des émetteurs basse température. L’hybride sécurise les pointes de froid grâce à la relève. En zone froide, anticipez le dégivrage. Il consomme et coupe ponctuellement la chauffe. Prévoyez une marge raisonnable, vérifiez l’implantation (vent, neige, recyclage d’air) et paramétrez une loi d’eau stable.

Point de bivalence : où la température de base intervient

La déperdition D se calcule à la température de base, et c'est à cette même température que le NF DTU 65.16 lit la puissance de la PAC : entre 80 et 100 % de D pour une machine à variation de puissance, l'ensemble PAC plus appoint devant atteindre 1,2 × D. La méthode complète est détaillée dans le dimensionnement de la puissance d'une PAC par les déperditions.

Le point de bivalence se place ensuite sur un graphique simple. La courbe de besoin du logement est une droite qui part de zéro à la température de non-chauffage et atteint D à la température de base. La courbe de puissance de la PAC, lue chez le fabricant au régime d'eau prévu, descend quand il fait plus froid. Le point de bivalence est leur croisement : au-dessus, la PAC suffit seule ; en dessous, l'appoint complète.

Un exemple illustre l'ordre de grandeur. Une maison du Rhône sous 200 m (base -10 °C) affiche D = 9 kW, avec une non-chauffage prise à 16 °C. La PAC retenue délivre 7,2 kW à -10 °C, soit 80 % de D. Le besoin vaut 7,2 kW vers -5 °C : c'est le point de bivalence apparent. Comme la PAC délivre plus à -5 °C qu'à -10 °C, le vrai croisement se situe plus bas, et seule la courbe du fabricant le place. Une base fausse de deux degrés déplace toute la droite de besoin, et avec elle ce point.

Contre-intuitif

Pourquoi un groupe trop gros chauffe moins bien

Le groupe est dimensionné pour la nuit la plus froide de l’année : quelques heures. Le reste de la saison, il doit descendre très bas. En dessous de son plancher de modulation, il n’a plus qu’une option : démarrer et s’arrêter.

Besoin au plus froid

4,0 kW

Groupe extérieur

8 kW

Plancher de modulation

30 % du nominal

Consigne intérieure

19 °C

Zone climatique
-10-5051015Température extérieure (°C)Groupe extérieur

Saison en cycles courts

69 %

4 012 h par an sous le plancher

Saison en déficit

0 %

0 h par an au-dessus du groupe

Besoin

Plancher de modulation

Heures de la saison

Le groupe passe l’essentiel de la saison sous son plancher

C’est là que se fabriquent la surconsommation et l’usure : des démarrages à répétition pour un besoin que la machine ne sait pas produire aussi petit. Descendez d’une taille.

Saison de chauffe modélisée par une distribution de températures, pas par un fichier météo réel. L’ordre de grandeur est juste, l’heure près ne l’est pas.

Outil Argile

Isolation et température-base : quand la rénovation change la donne

Après une isolation des combles, des murs ou des planchers bas, les déperditions chutent. On ne garde donc pas les anciens calculs. Reprenez un bilan selon la température-base locale, avec les nouvelles résistances thermiques, les ponts thermiques traités, et une étanchéité à l’air souvent améliorée. En rénovation par étapes, le piège est connu. Dimensionner le chauffage sur l’état “intermédiaire” peut mener à un appareil trop puissant une fois l’enveloppe finie, avec cycles courts et rendement en baisse. La bonne pratique consiste à viser la puissance finale, et à sécuriser l’entre-deux avec une régulation fine, un appoint temporaire, ou des émetteurs capables de moduler. Enfin, la ventilation n’est pas un détail. Les débits, l’équilibrage et les infiltrations pilotent une part des pertes. Une VMC bien réglée évite de “ventiler les calories” et stabilise le confort.

Contrôles et documents à produire pour sécuriser vos chiffrages en 2026

Données à archiver

Pour éviter les discussions en fin de chantier, gardez une trace de la température-base retenue, du département, de l’altitude du point, de la correction littorale si vous l'avez appliquée, et de la méthode de calcul (déperditions, puissance émetteurs, courbe de chauffe). Archivez vos hypothèses, consignes de confort, renouvellement d’air, surfaces et isolants, puis les résultats : puissance à la température de base, répartition par zone, réglages prévus. Avec ces éléments, votre chiffrage reste lisible et défendable.

Cohérence audit, DPE et RGE

En 2026, le piège classique est l’incohérence. Un audit énergétique, un DPE et une note de dimensionnement doivent raconter la même histoire : mêmes surfaces, mêmes plans de travaux, mêmes températures de référence. C’est aussi ce qui sécurise vos dossiers d’aides et vos contrôles RGE.

Argumentaire client

Côté client, expliquez simplement : la température-base sert à dimensionner pour les jours les plus froids, sans surdimensionner le reste de l’année. Montrez le “pourquoi” avec un exemple : confort, économies, moins de cycles et une machine qui dure.

Chiffres clés

−5 °C

T_base Paris (75)

−9 °C

T_base Nord (59)

−15 °C

T_base Bas-Rhin (67)

Questions fréquentes

Elle est fixée par département dans la NF P 52-612/CN, annexe nationale de la NF EN 12831-1, puis corrigée selon l'altitude et la proximité de la mer. Paris intra-muros est à -5 °C, la petite couronne à -7 °C, le Nord à -9 °C, le Bas-Rhin à -15 °C. Pour la valeur exacte de votre chantier, saisissez son adresse dans le calculateur de l'article, qui applique aussi la correction d'altitude.

Sources

  1. Répartition des départements par zone climatique

    Ministère de la Transition écologique

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Pierre-Louis Guhur

Pierre-Louis est CEO et cofondateur d'Argile. Docteur en apprentissage automatique, thèse préparée à l'Inria, il a rénové une maison de ses mains en 2017 avant de fonder l'entreprise. Sur le blog, il écrit sur ce qu'il implémente dans le logiciel : la méthode 3CL-DPE 2021, la NF EN 12831 et la physique du bâti telle qu'un moteur de calcul doit la traiter, hypothèse par hypothèse.

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Informations générales

Bénéficiaire

Madame Dos Santos Maria Augusta

E-mail

contact@argile.ai

Téléphone

+33 7 44 94 57 57

Adresse des travaux

7 impasse des Petites Houettes, 21000 Dijon

Informations sur la PAC air/eau

Nom

Alféa Extensa S. 10

Marque

Atlantic

Puiss. nominale

10 kW

ηs à 35 °C / 55 °C

195 % / 154 %

COP

3,5

Régulateur

Classe VI

N° EPREL

2491075

Déperditions du logement

6,0 kW

Puissance du matériel à la T° de base

5,80 kW

3,59 kW

7,78 kW

0 %

60 %

130 %

Taux de couverture des besoins

Puissance du matériel / déperditions du logement

97 %

Dimensionnement de l’appareil

Toitures

Transmission W/m².K

1,8

Surface m²

65,2

Déperditions W/K

135,0

Planchers

Transmission W/m².K

0,6

Surface m²

63,0

Déperditions W/K

15,6

Ponts thermiques

Conductivité W/K/m

0,4

Longueurs m

33,4

Déperditions W/K

12,5

Façades

Transmission W/m².K

0,9

Surface m²

162,4

Déperditions W/K

151,4

Ouvertures

Transmission W/m².K

1,2

Surface m²

5,5

Déperditions W/K

10,9

Renouvellement de l’air

Taux de renouv. h⁻¹

0,8

Déperditions W/K

102,3

Détermination de la différence de température

Température extérieure de base

-7 °C

Température d’arrêt de la PAC

5 °C

Température de consigne

19 °C

DeltaT

14,0 °C

Coefficient de construction

Volume (surface × hauteur sous plafond)

378,0 m³

G équivalent

1,13 W/m³/K

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