Blog/PAC air-air gainable : climatiser et chauffer toute la maison
Artisans

8 mai 2026

•

10 min de lecture

•

Mis à jour le 16 octobre 2026

PAC air-air gainable : dimensionner, chiffrer, poser et réceptionner

Le gainable se joue sur trois points que le client ne voit pas : le bilan de déperditions pièce par pièce qui fixe les débits, l’acoustique au soufflage, et l’accès en toiture ou en faux plafond pour la maintenance. Ratez l’un des trois et la réception se transforme en retours SAV. Voici ce qui se relève en visite technique, ce qui s’écrit sur le devis, et ce qui se trace au PV de mise en service.

Sommaire

Une PAC air-air gainable chauffe et climatise toute la maison avec une seule unité intérieure, cachée en combles ou en faux plafond, qui pousse l’air dans un réseau de gaines jusqu’à une bouche par pièce : seules les grilles restent visibles. Sur un gainable, le dimensionnement ne se fait donc pas à la machine mais au réseau : les débits pièce par pièce sortent du bilan de déperditions, et c’est la vitesse d’air dans les gaines qui décide du bruit au soufflage. Le seuil qui fait foi est celui de l’arrêté du 30 juin 1999, soit 35 dB(A) au maximum dans les pièces principales et 50 dB(A) dans la cuisine pour un équipement individuel de chauffage ou de climatisation. Côté extérieur, l’émergence de l’article R. 1336-7 du code de la santé publique s’applique au groupe : 5 dB(A) le jour, 3 dB(A) la nuit. Et depuis le 18 juillet 2026, un gainable qui atteint la classe énergétique demandée relève de la TVA à 5,5 % sur la fourniture posée.

Comprendre la PAC air/air gainable et ses usages en chauffage et climatisation

Principe de fonctionnement : unité extérieure, réseau de gaines et bouches de soufflage

Une pac air/air gainable capte la chaleur de l’air extérieur via une unité extérieure, reliée par des liaisons frigorifiques à une unité intérieure dite gainable. L’installation compte cinq éléments, chacun chiffré à part au devis :

  • l’unité extérieure, posée au sol, en façade ou en toiture-terrasse ;
  • l’unité intérieure gainable, un caisson plat de 20 à 30 cm d’épaisseur selon les modèles, logé en combles, en faux plafond de couloir ou dans un placard technique ;
  • le réseau de gaines isolées, souples ou rigides, qui part d’un plénum de soufflage et dessert chaque pièce ;
  • les bouches de soufflage, en plafond ou en haut de mur, et la grille de reprise, souvent unique, placée dans une circulation, qui ramène l’air au caisson à travers le filtre ;
  • la régulation : un thermostat principal, et pour zoner, des registres motorisés pilotés par un thermostat par zone (séjour d’un côté, chambres de l’autre).

Différences avec une PAC air/eau et une climatisation split classique

Contrairement à une pac air/eau, il n’y a pas de circuit d’eau, ni radiateurs, ni plancher chauffant. Le confort passe par le soufflage d’air, en chauffage comme en rafraîchissement. Face à un split mural, le gainable est plus discret et plus homogène, mais il demande du volume en faux plafond et un bon équilibrage des débits. Avant de trancher, chiffrez l’alternative : le même logement traité en multisplit demande un nombre d’unités intérieures qui se déduit de la typologie et des pièces fermées, comme détaillé dans notre article sur le nombre de splits à prévoir par logement.

Repère rapide

Combien de splits pour ce logement ?

Les repères terrain de la section ci-dessus, appliqués à votre cas. Le chiffre bouge avec le cloisonnement et le nombre de niveaux, pas avec la surface seule.

Typologie
Cloisonnement
Niveaux chauffés
Chambres portes fermées la nuit

Splits conseillés

2 splits

Pourquoi ce chiffre

  • La base de la typologie : une unité pour la pièce de vie, et une côté nuit dès le T3.

Affinez pièce par pièce avec le configurateur plus bas dans l’article.

Repère de première approche, à confirmer par un bilan de déperditions pièce par pièce.

Outil Argile

Quand la PAC gainable est la plus pertinente : rénovation, combles, zones à desservir

Elle est pertinente en rénovation quand les combles sont accessibles, ou quand un faux plafond est prévu. Elle convient bien si plusieurs pièces doivent être desservies, avec une séparation jour nuit. C’est aussi un bon choix pour améliorer le confort d’été, tout en gardant un appoint si l’hiver est très froid.

PAC air-air gainable ou multisplit : avantages et inconvénients

Le gainable l’emporte sur le confort et la discrétion, le multisplit sur le prix et la facilité de pose en rénovation. Le choix dépend de l’accès aux combles ou à un faux plafond.

Critère PAC air-air gainable Multisplit mural
Unités intérieures une seule, cachée une par pièce, visible
Aspect dans les pièces grilles de soufflage seules une unité murale par pièce
Homogénéité de température bonne si les débits sont équilibrés bonne dans la pièce, rien dans les circulations
Pilotage pièce par pièce par registres motorisés, en option natif, une télécommande par unité
Contrainte de pose combles accessibles ou faux plafond de 25 à 40 cm percements de mur et goulottes
Prix posé (ordre de grandeur de marché) 8 000 à 18 000 € TTC 5 000 à 12 000 € TTC pour 2 à 5 unités

Deux limites du gainable sont à dire au client avant la signature : une panne du caisson arrête toute la maison, et sans registres motorisés une chambre au nord et un séjour plein sud ne se règlent pas séparément. Ces prix sont des fourchettes de marché, détaillées dans notre comparatif des coûts et contraintes d’une PAC réversible air/air ou air/eau.

Bien dimensionner une PAC gainable pour éviter surconsommation et inconfort

Évaluer les besoins de chauffage : volumes, isolation, orientation, usages des pièces

Le bon point de départ, c’est un bilan thermique pièce par pièce. On part des volumes à chauffer, de l’isolation réelle (murs, toiture, plancher), de l’orientation et des vitrages. On ajoute les usages. Une chambre n’a pas les mêmes horaires ni la même consigne qu’un séjour. Une pac trop puissante cyclera, consommera plus et tiendra moins longtemps.

Dimensionnement en climatisation : apports solaires, inertie, pièce par pièce

En froid, on raisonne sur les apports solaires, les protections (volets, brise-soleil), l’inertie du bâti et les gains internes. Visez un calcul pièce par pièce pour éviter une machine qui démarre fort puis s’arrête vite : c’est ce découpage qui sert ensuite à calculer un taux de couverture pour chaque pièce et à retenir le matériel. C’est la configuration typique d’inconfort et d’humidité.

Points de vigilance : puissance, débit d’air, niveaux sonores, emplacement des bouches

Vérifiez la puissance utile aux conditions de projet et la capacité de modulation, en repartant de la puissance frigorifique calculée au volume plutôt que de la taille commerciale en BTU. Côté réseau, le débit d’air, les pertes de charge et l’équilibrage comptent autant que la machine. Placez les bouches pour éviter les courants d’air et prévoyez un retour d’air bien dimensionné. Sur l’acoustique, deux textes différents s’appliquent et il faut les tenir tous les deux.

Ce qui est visé Valeur limite Texte
Équipement individuel, pièces principales 35 dB(A) de niveau de pression acoustique normalisé arrêté du 30 juin 1999, article 5
Équipement individuel, cuisine 50 dB(A) arrêté du 30 juin 1999, article 5
Cuisine ouverte sur pièce principale, chauffage à puissance minimale 40 dB(A) arrêté du 30 juin 1999, article 5
Groupe extérieur, émergence 7 h - 22 h 5 dB(A) article R. 1336-7 du code de la santé publique
Groupe extérieur, émergence 22 h - 7 h 3 dB(A) article R. 1336-7 du code de la santé publique

L’arrêté du 30 juin 1999 vise les bâtiments dont le permis a été déposé à partir du 1er janvier 2000 : en rénovation il ne s’impose pas, mais c’est le seul référentiel chiffré que vous pourrez opposer à une contestation, donc autant s’y tenir. L’émergence de voisinage, elle, s’applique quel que soit l’âge du bâtiment. Attention au terme correctif : il vaut 0 dB(A) dès que le bruit dure plus de 8 heures cumulées, ce qui est le cas d’un groupe qui tourne toute une nuit d’hiver. Aucune tolérance à espérer de ce côté.

Préparer le chantier : gaines, diffusion d’air et intégration dans l’existant

Concevoir le réseau gainable : tracés, diamètres, équilibrage et pertes de charge

Avant de poser une pac gainable, dessinez un tracé simple et le plus court possible : c’est lui qui fixe le chiffrage du frigoriste. Choisissez des diamètres cohérents avec les débits pièce par pièce, pour limiter bruit et pertes de charge. Prévoyez des piquages accessibles, des longueurs comparables entre branches, puis un équilibrage final aux bouches avec mesure des débits. Les vitesses d’air admissibles ne relèvent d’aucun texte : elles se calent sur les abaques du fabricant de gaines et sur l’objectif acoustique ci-dessus, qui est la seule valeur opposable.

Le débit à distribuer se déduit de la puissance restituée : comptez 160 à 180 m³/h par kilowatt en chauffage, un peu plus en mode froid où l'écart de température de soufflage est plus faible. Le diamètre suit ensuite, à vitesse tenue.

Diamètre de gaine circulaire Débit à 3 m/s, antenne terminale Débit à 4 m/s, tronçon principal
Ø 125 mm 130 m³/h 175 m³/h
Ø 160 mm 215 m³/h 290 m³/h
Ø 200 mm 340 m³/h 450 m³/h
Ø 250 mm 530 m³/h 705 m³/h
Ø 315 mm 840 m³/h 1 120 m³/h
Ø 400 mm 1 355 m³/h 1 810 m³/h

La règle de conduite tient en une ligne : au-delà de 4 m/s dans une antenne desservant une chambre, le bruit de soufflage devient la première cause de plainte, avant même la puissance. Descendre d'un diamètre coûte moins cher qu'un retour de chantier pour un plafond à démonter.

Exemple de dimensionnement : 7 kW répartis sur une maison de 100 m²

Une maison dont le bilan donne 7 kW de déperditions à la température de base demande une machine qui restitue 7 kW à cette température, pas à +7 °C. Le débit se calcule à 170 m³/h par kilowatt, se répartit au prorata des déperditions, et le diamètre se lit dans le tableau ci-dessus à 3 m/s.

Pièce Déperditions Débit de soufflage Antenne
Séjour 2,8 kW 475 m³/h deux bouches en Ø 160 mm
Cuisine 1,0 kW 170 m³/h Ø 160 mm
Chambre 1 1,0 kW 170 m³/h Ø 160 mm
Chambre 2 0,9 kW 155 m³/h Ø 160 mm
Chambre 3 0,8 kW 135 m³/h Ø 160 mm
Salle de bains 0,5 kW 85 m³/h Ø 125 mm
Total 7,0 kW 1 190 m³/h tronçon principal Ø 315 à 400 mm

Deux bouches au séjour font moins de bruit qu’une seule Ø 250. La méthode pour sortir les déperditions pièce par pièce est dans notre article sur le dimensionnement d’une PAC par les déperditions.

Intégration en rénovation : faux plafonds, combles, passages techniques et accessibilité

En rénovation, le réseau se glisse souvent en combles ou en faux plafond. Gardez une hauteur suffisante pour les coudes, isolez les gaines en zones non chauffées pour éviter condensation et pertes (l’épaisseur et la pose sont détaillées dans notre article sur l’isolation des gaines en combles non chauffés), et réservez une trappe pour maintenance de l’unité intérieure, des filtres et des raccordements.

Zonage et régulation : thermostat, zones, registres, pilotage pour optimiser le confort

Le confort vient du bon zonage. Un thermostat principal, des sondes par zone et des registres motorisés permettent d’ajuster les débits selon l’usage. Paramétrez des consignes réalistes et des plages horaires. Vous gagnez en stabilité sans surconsommer : au besoin, appuyez-vous sur un programmateur de chauffage pour caler précisément les horaires. Le pilotage à distance n’est plus seulement un argument de confort : c’est une condition d’accès au taux réduit de TVA depuis l’arrêté du 13 juillet 2026.

Réussir la pose et la mise en service d’une PAC air/air gainable

Étapes clés : support, liaisons frigorifiques, évacuation des condensats, étanchéité

Une pac gainable se joue d’abord au millimètre. Support rigide, plots anti-vibratiles, accès maintenance. Posez les liaisons frigorifiques avec isolation continue, rayons de cintrage propres, protection mécanique, puis tirage au vide et test d’étanchéité avant ouverture des vannes. Pour les condensats, prévoyez pente, siphon et isolation des parties froides pour éviter les reprises d’odeurs et la condensation. Côté réseau, soignez l’étanchéité des gaines et des plénums, sinon l’air part dans les combles au lieu d’aller dans les pièces.

Réglages de mise en service : débits, températures, tests en chauffage et climatisation

Réglez les débits pièce par pièce. Mesurez aux bouches, ajustez les registres, puis vérifiez le bruit. Calibrez la consigne et la loi de soufflage selon la notice fabricant. Lancez des essais en chauffage et en climatisation, contrôlez le delta de température au soufflage, le dégivrage, et l’écoulement des condensats en froid.

Contrôles à documenter : conformité, sécurité, maintenance et conseils d’usage au client

Rédigez un PV de mise en service. Tracez les contrôles électriques, le test d’étanchéité, et les paramètres finaux. Rappelez la maintenance. Nettoyage des filtres, accès aux bouches, et visite périodique si la charge de fluide place l’équipement au-dessus des seuils de contrôle d’étanchéité du règlement (UE) 2024/573, soit 5 tonnes équivalent CO2 pour les fluides de l’annexe I, avec une dispense en résidentiel pour les équipements hermétiquement scellés sous 3 kg. Donnez des conseils simples. Laisser les reprises libres, éviter les consignes extrêmes, et utiliser les zones quand elles existent.

Entretien d’une PAC gainable : ce qui revient au client, ce qui revient au pro

Le client nettoie le filtre, le professionnel assure la visite. Le décret n° 2020-912 impose un entretien au moins tous les deux ans pour les pompes à chaleur de 4 à 70 kW, ce qui couvre la quasi-totalité des gainables résidentiels.

Opération Qui Fréquence indicative
Dépoussiérage du filtre à la reprise client selon la notice, souvent tous les un à trois mois en saison
Nettoyage du caisson, de la batterie, des condensats professionnel à chaque visite d’entretien
Visite réglementaire (relevés, réglages, attestation) professionnel au moins tous les deux ans
Contrôle d’étanchéité du circuit frigorifique professionnel selon la charge en tonnes équivalent CO2

Un filtre encrassé fait chuter le débit, donc la puissance restituée : d’où la trappe d’accès, qui n’est pas une option.

Obligation

Contrôle d’étanchéité : ce chantier est-il concerné ?

L’obligation ne se déclenche pas au kilo de fluide mais à la tonne équivalent CO₂ : la charge multipliée par le pouvoir de réchauffement du fluide. D’où des réponses différentes pour la même charge selon le fluide.

Fluide frigorigène
Charge totale

3,0 kg

Équipement hermétiquement scellé
Détection de fuite permanente

Charge équivalente

2,0 t CO₂e

PRG 675

Contrôle d’étanchéité

Non exigé

Seuil de déclenchement

5 t CO₂e

soit 7,4 kg de ce fluide

Sous le seuil : pas de contrôle périodique

C’est le cas courant d’un multisplit résidentiel en R32. Ce qui reste dû : l’attestation de capacité de l’entreprise, l’épreuve d’étanchéité et le tirage au vide à la mise en service, l’attestation d’intervention et le registre.

Règlement (UE) 2024/573, article 5. Le contrôle périodique est une chose ; l’attestation de capacité, l’épreuve d’étanchéité à la mise en service et la tenue des registres s’appliquent quelle que soit la charge.

Outil Argile

Coûts, aides et arguments commerciaux en 2026 pour vendre une PAC gainable

Budget à prévoir : matériel, réseau de gaines, main-d’œuvre et options (zoning, filtration)

Pour une pac gainable, le budget se répartit sur quatre lignes qu’il faut faire apparaître distinctement au devis. Le matériel (unité extérieure, module gainable, régulation) pèse souvent le plus. Le réseau (gaines isolées, plénums, bouches) et la pose (percements, étanchéité, mise en service) font vite grimper la note. Le zonage, une filtration renforcée ou des bouches design ajoutent un surcoût. Le détail par ligne est aussi ce qui vous protège face à un moins-disant qui ne chiffre ni l’équilibrage ni la trappe d’accès.

Prix d’une PAC air-air gainable posée : ordres de grandeur

Pour une maison, une PAC air-air gainable posée se situe dans une fourchette de marché de 8 000 à 18 000 € TTC, mise en service comprise. C’est un ordre de grandeur, pas un barème : l’écart se fait surtout sur le réseau et l’accès.

Ce qui fait monter le prix Pourquoi
Puissance au-delà de 10 kW caisson plus gros, souvent alimentation triphasée
Nombre de bouches et longueur de gaines métrage de gaine isolée, piquages, temps de pose
Zonage par registres motorisés registres, thermostats de zone, câblage, mise au point
Combles perdus peu accessibles ou faux plafond à créer plâtrerie et trappe d’accès en plus du lot CVC

Consommation d’une PAC gainable : ce que le SCOP permet d’annoncer

La consommation de chauffage se calcule en divisant le besoin de chaleur du logement par le SCOP de la machine. Pour un besoin de 8 000 kWh par an, une machine au SCOP de 3,9 (le minimum de la fiche BAR-TH-129) consomme environ 2 050 kWh d’électricité, une machine à 4,6 (le seuil de la classe A++) environ 1 740 kWh. Les deux tiennent la fiche CEE ; seule la seconde ouvre la TVA à 5,5 % en mono-split.

Deux pertes propres au gainable ne figurent pas dans le SCOP déclaré : la chaleur perdue par des gaines qui traversent des combles non chauffés, et les fuites d’air d’un réseau mal étanché. Pour ce que le SCOP mesure et ne mesure pas, voyez notre article SCOP et COP : comprendre les performances réelles d’une PAC.

Aides mobilisables en 2026 : points à vérifier selon le logement et le type de travaux

La PAC air/air ne figure pas dans la liste des équipements éligibles à MaPrimeRénov’, mais elle a sa propre fiche CEE : la BAR-TH-129, qui n’exige aucun signe de qualité RGE. Côté TVA, l’arrêté du 13 juillet 2026, publié au Journal officiel du 17 juillet 2026 et entré en vigueur le lendemain, fait entrer les PAC air/air dans le champ du taux réduit de l’article 278-0 bis A du code général des impôts. Le détail figure dans notre article sur la TVA à 5,5 % appliquée aux PAC air/air, et le cas particulier du gainable au-delà de 12 kW dans le gainable est-il éligible à la TVA à 5,5 %.

Condition Ce que demande l’arrêté du 13 juillet 2026
Installation fixe, réversible, permanente dans le bâtiment
Classe énergétique, ≤ 12 kW, mono-split A++ en chauffage (SCOP) comme en refroidissement (SEER)
Classe énergétique, ≤ 12 kW, multi-split A+ en chauffage comme en refroidissement
Efficacité saisonnière, > 12 kW en toiture 145 % en chauffage et 250 % en refroidissement
Efficacité saisonnière, > 12 kW avec ventilation intégrée 130 % en chauffage et 150 % en refroidissement
Fluide frigorigène conforme aux seuils du règlement (UE) 2024/573
Pilotage raccordement à un réseau numérique permettant le pilotage à distance

Les climatiseurs mobiles restent exclus, l’installation devant être fixe et permanente. Relevez la référence exacte de la machine en visite technique et vérifiez sa classe avant de chiffrer : l’écart entre 20 % et 5,5 % de TVA sur la fourniture posée est trop gros pour être annoncé au client sans avoir la fiche produit sous les yeux.

Arguments terrain : confort été/hiver, discrétion, économies d’énergie et entretien

Sur le terrain, appuyez-vous sur ce qui se mesure. Température homogène pièce par pièce parce que les débits ont été équilibrés au relevé, et une intégration propre puisque seules les grilles restent visibles. Les économies viennent surtout du remplacement de convecteurs ou d’un vieux système, pas de la machine en elle-même : c’est le SCOP déclaré qui les porte, et c’est lui qu’il faut inscrire au devis, au même titre que le SEER lu sur l’étiquette en mode froid. Côté entretien, insistez sur les filtres accessibles, le contrôle régulier, et le nettoyage des bouches. Pour cadrer les obligations et bonnes pratiques, référez-vous à un contrôle régulier et aux points à documenter.

Chiffres clés

35 dB(A)

Plafond en pièce principale

5 dB(A)

Émergence admissible de jour

160 à 180 m³/h

Débit par kW en chauffage

Questions fréquentes

La PAC air/air ne figure pas dans la liste des équipements éligibles à MaPrimeRénov’, mais elle a sa propre fiche CEE, la BAR-TH-129, qui ne demande aucun signe de qualité RGE et impose un SCOP supérieur ou égal à 3,9 pour une puissance inférieure ou égale à 12 kW. Depuis le 18 juillet 2026, l’arrêté du 13 juillet 2026 ouvre en plus le taux de TVA à 5,5 % sur la fourniture posée, sous condition de classe énergétique, de fluide conforme au règlement (UE) 2024/573 et de pilotage à distance.

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Louis Meneteau

Louis est CPO d'Argile. Ingénieur de formation, il a passé quatre ans à valider des logiciels de calcul en ingénierie système, puis trois ans dans le produit logiciel. Il traduit le quotidien des installateurs en parcours produit : visite technique, dimensionnement, devis et dossiers d'aides. Ses articles décrivent des gestes de terrain plutôt que des principes, parce qu'il les observe en visite avant de les spécifier.

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Puissance requise en hiver

5,2 kW

Puissance en été

4,1 kW

Détails

Volume

163 m³

T° Base hiver

−7 °C

T° Base été

32 °C

Matériel

Changer pour un kit

1 unité extérieure

Daikin

4MXM68A

Par défaut

Puissance

6,8 kW

COP

4,10

SEER (froid)

8,50

SCOP (chaud)

4,60

Nb splits

4

Taux de couv. hiver

103%

Taux de couv. été

108%

Prix HT

2 340 €

TVA

5,5 %

Prix TTC

2 468,70 €

4 unités intérieures

Daikin

FTXM25R

Situé dans le

Séjour

Puissance

2,5 kW

Taux de couv. hiver

104%

Taux de couv. été

109%

Daikin

FTXM20R

Situé dans le

Bureau

Puissance

2,0 kW

Taux de couv. hiver

101%

Taux de couv. été

106%

Daikin

FTXM20R

Situé dans le

Chambre parentale

Puissance

2,0 kW

Taux de couv. hiver

98%

Taux de couv. été

104%

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