Blog/Facteur d'intermittence dans le calcul DPE : la table de référence
Produit Argile

2 août 2026

5 min de lecture

Mis à jour le 10 août 2026

Facteur d’intermittence DPE : table de référence

Le facteur d'intermittence de la 3CL-DPE 2021 n'est pas une valeur unique mais le résultat d'une formule appliquée à I0, lu dans une table de 188 lignes croisant 16 critères. I0 va de 0,75 à 1,07, et les valeurs supérieures à 1 ne concernent qu'un seul cas : le collectif sans comptage individuel. Voici la mécanique et ce qu'elle impose au relevé.

Sommaire

Le facteur d'intermittence INT ne se lit pas dans une table à une entrée. Il se calcule à partir d'une valeur tabulée I0, elle-même issue d'une table de 188 lignes croisant 16 critères : configuration de chauffage, type d'installation, équipement d'intermittence, type de régulation, émetteur, classe d'inertie et présence d'un comptage individuel. I0 s'étend de 0,75 à 1,07, et le fait le plus utile à connaître est que les valeurs supérieures à 1 existent : dans ce cas, l'intermittence augmente la consommation calculée.

La formule, et ce qui la pilote

La méthode applique à I0 une correction par l'inertie thermique globale du logement :

INT = I0 / (1 + 0,1 × (Gint − 1))     avec Gint = GV / (HSP × Shab)

où GV est la déperdition de l'enveloppe en W/K, HSP la hauteur sous plafond et Shab la surface habitable. Gint s'exprime donc en W/(K·m³) : plus le logement est déperditif par unité de volume, plus INT est réduit.

Les trois configurations et l'anomalie du collectif

I0 est tabulé pour trois configurations seulement : maison individuelle en chauffage individuel, immeuble collectif en chauffage individuel, immeuble collectif en chauffage collectif.

Les 15 lignes où I0 dépasse 1 appartiennent toutes à la même situation : immeuble collectif, chauffage collectif, absence de comptage individuel. Huit d'entre elles sont sans équipement d'intermittence, sept avec un central collectif. Autrement dit, la méthode pénalise l'absence de comptage individuel au point d'inverser le sens de l'intermittence.

C'est le point à relever en visite avant de promettre un gain sur un programmateur : en collectif sans comptage, l'argument ne tient pas au DPE.

Repère Valeur
I0 minimum 0,75
I0 maximum 1,07
Lignes de la table 188
Lignes avec I0 > 1 15, toutes en collectif sans comptage individuel

Comprendre l’intermittence dans le DPE et son impact sur votre estimation

À quoi sert le facteur d’intermittence dans le calcul DPE

Dans le DPE, l’intermittence sert à rapprocher le calcul d’un usage réel. Le moteur de calcul applique un facteur qui ajuste les besoins de chauffage quand le logement n’est pas chauffé en continu, par exemple lors d’absences ou d’abaissements nocturnes. Résultat, l’estimation de consommation et d’émissions peut varier, parfois assez pour bouger une classe.

Quels usages du logement font varier l’intermittence (occupation, horaires, consignes)

Ce qui pèse le plus, ce sont vos rythmes. Occupation en journée ou uniquement le soir, week-ends, vacances, consigne de température, baisse de nuit, pièces fermées. Plus l’usage est « en pointillés », plus l’intermittence joue. Le DPE reste une convention, il ne suit pas vos habitudes au jour le jour.

Différences selon les systèmes de chauffage et de régulation

Une régulation fine change la donne. Thermostat programmable, sonde extérieure, robinets thermostatiques, zonage, tout cela améliore la capacité à moduler. À l’inverse, des appareils peu pilotés réagissent moins bien. L’inertie du bâtiment et du système compte aussi, une maison lourde « tient » mieux la chaleur qu’un logement très léger. Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez consulter notre article sur programmer les réduits de température.

Table de référence : choisir le bon facteur d’intermittence selon la situation

Lecture de la table : catégories, hypothèses et limites d’application

Repères rapides pour régler l’intermittence sans remplacer un calcul de déperditions. À ajuster selon l’isolation, l’inertie et la température de consigne.

Cas pratiques courants sur chantier : maison occupée, résidence secondaire, logement vacant

Exemples de situations typiques et de niveaux d’intermittence à privilégier selon l’usage réel du logement.

Erreurs fréquentes : facteur mal choisi, incohérences avec la régulation et les émetteurs

Un facteur trop bas ou trop haut peut créer sous-puissance, cycles courts, ou inconfort. Vérifiez la régulation et les émetteurs.

Méthode de calcul : intégrer l’intermittence dans vos chiffrages et vos plans de travaux

Étapes de calcul à reprendre : données d’entrée, cohérence des hypothèses, contrôle rapide

Commencez par verrouiller les données d’entrée qui pilotent l’intermittence. Température de consigne, plages horaires de chauffe, surface chauffée, inertie du bâti, zone climatique, rendement du générateur. Ensuite, faites un contrôle rapide. Les mêmes hypothèses doivent être reprises d’un plan de travaux à l’autre, sinon la comparaison devient fausse.

Relier intermittence, besoins de chauffage et consommations : ce que vous devez vérifier

Vérifiez où l’intermittence est déjà prise en compte. Dans certaines méthodes, un coefficient réduit les besoins si la chauffe n’est pas continue. Évitez le double comptage. Ne cumulez pas un « gain thermostat » et une intermittence déjà appliquée. Contrôlez aussi la cohérence entre besoins (kWh utiles) et consommations (kWh finales) via les rendements. Le besoin lui-même se recalcule proprement dès qu’on quitte le DPE : la NF EN 12831-1 donne la puissance à couvrir à partir des données relevées dans le logement.

Adapter vos plans de travaux (isolation, PAC, régulation) sans fausser l’intermittence

Quand vous renforcez l’isolation, les besoins baissent, mais l’intermittence ne doit pas devenir un levier artificiel. Pour une PAC, dimensionnez sur la puissance au froid, pas sur une moyenne annuelle. Un outil de vérification rapide peut aider, comme https://intermittent.argile.ai. Côté régulation, changez une seule variable à la fois pour garder des plans de travaux lisibles : par exemple la régulation pièce par pièce.

Ce qui change en 2026 : points de vigilance pour rester cohérent avec le DPE

Évolutions de pratique et contrôles : comment sécuriser vos valeurs d’intermittence

En 2026, la cohérence entre DPE, étude et devis est plus scrutée. Sur l’intermittence, évitez les valeurs « au feeling ». Appuyez-vous sur une méthode stable. Même logement, mêmes hypothèses. Moins d’écarts, moins de contestations.

Traçabilité des hypothèses dans vos dossiers : ce qu’il faut documenter pour éviter les retours

Notez noir sur blanc ce qui justifie vos réglages. Programmation réelle, présence, températures de consigne, pièces chauffées, intermittence retenue et raison du choix. Ajoutez photos, relevés, notices, et date de visite. Preuves simples, dossiers plus fluides.

Aligner intermittence, aides (MaPrimeRénov’, CEE) et parcours de rénovation globale

En rénovation globale, l’intermittence impacte les gains annoncés et peut décaler le plan de travaux retenu. Vérifiez l’alignement entre DPE, audit énergétique et pièces MaPrimeRénov’ et CEE. Même logique dans tous les documents, surtout si l’audit est requis. Pour cadrer vos démarches côté primes, consultez les certificats d’économies d’énergie.

Gagner du temps avec Argile : intermittence, DPE et calcul des aides dans un même parcours

Diagnostic énergétique rapide : tester plusieurs hypothèses d’intermittence en quelques minutes

En visite ou au bureau, vous saisissez les infos clés du logement et vous testez l’intermittence de chauffage sans repartir de zéro. En quelques minutes, vous comparez plusieurs réglages (présence, consignes, périodes d’arrêt) et vous voyez tout de suite l’effet sur les besoins estimés et la cohérence avec le DPE.

Scénarios de travaux et pré-chiffrage : comparer l’impact sur la performance et le budget

Vous construisez des plans de travaux simples à expliquer. Isolation, ventilation, chauffage, ECS. Argile met en regard le gain de performance, le budget travaux et une estimation des aides. Vous gardez une logique terrain, avec un pré-chiffrage qui évite les tableurs et les allers-retours. En amont du chiffrage, les gestes retenus se proposent à partir des caractéristiques du logement et des objectifs du client.

Devis et administratif : intégrer MaPrimeRénov’ et CEE sans ressaisie, avec une logique DPE

Une fois le plan de travaux retenu, vous passez au devis sans ressaisie. Les postes restent alignés avec une logique DPE, et les éléments utiles pour MaPrimeRénov’ et les CEE sont structurés au même endroit. Résultat, moins d’oublis, un dossier plus propre, et une signature qui arrive plus vite. Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez aussi consulter notre article sur le calcul des aides CEE et MaPrimeRénov’.

Chiffres clés

1,00

I sans équipement

0,75 à 0,85

I avec programmateur

0,85 à 0,95

I avec thermostat

Questions fréquentes

Dans le DPE, l’intermittence est intégrée via les saisies d’usage (température de consigne, périodes de chauffe/absence, surface réellement chauffée) dans le logiciel du diagnostiqueur. Vous ne la “déclarez” pas directement sur un formulaire : c’est au diagnostiqueur de justifier des hypothèses retenues à partir de vos informations et de la visite.

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Pierre-Louis Guhur

Pierre-Louis est CEO et cofondateur d'Argile. Docteur en apprentissage automatique, thèse préparée à l'Inria, il a rénové une maison de ses mains en 2017 avant de fonder l'entreprise. Sur le blog, il écrit sur ce qu'il implémente dans le logiciel : la méthode 3CL-DPE 2021, la NF EN 12831 et la physique du bâti telle qu'un moteur de calcul doit la traiter, hypothèse par hypothèse.

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Note de dimensionnement PAC

Calcul conforme NF EN 12831-1

Informations générales

Bénéficiaire

Madame Dos Santos Maria Augusta

E-mail

contact@argile.ai

Téléphone

+33 7 44 94 57 57

Adresse des travaux

7 impasse des Petites Houettes, 21000 Dijon

Informations sur la PAC air/eau

Nom

Alféa Extensa S. 10

Marque

Atlantic

Puiss. nominale

10 kW

ηs à 35 °C / 55 °C

195 % / 154 %

COP

3,5

Régulateur

Classe VI

N° EPREL

2491075

Déperditions du logement

6,0 kW

Puissance du matériel à la T° de base

5,80 kW

3,59 kW

7,78 kW

0 %

60 %

130 %

Taux de couverture des besoins

Puissance du matériel / déperditions du logement

97 %

Dimensionnement de l’appareil

Toitures

Transmission W/m².K

1,8

Surface

65,2

Déperditions W/K

135,0

Planchers

Transmission W/m².K

0,6

Surface

63,0

Déperditions W/K

15,6

Ponts thermiques

Conductivité W/K/m

0,4

Longueurs m

33,4

Déperditions W/K

12,5

Façades

Transmission W/m².K

0,9

Surface

162,4

Déperditions W/K

151,4

Ouvertures

Transmission W/m².K

1,2

Surface

5,5

Déperditions W/K

10,9

Renouvellement de l’air

Taux de renouv. h⁻¹

0,8

Déperditions W/K

102,3

Détermination de la différence de température

Température extérieure de base

-7 °C

Température d’arrêt de la PAC

5 °C

Température de consigne

19 °C

DeltaT

14,0 °C

Coefficient de construction

Volume (surface × hauteur sous plafond)

378,0 m³

G équivalent

1,13 W/m³/K

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